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mercredi 15 janvier 2020

CYCLECAR ET KART

Mon ami Michel courait en Kart années 60, je m’occupais de ses moteurs,

Michel en course à Gannat My beautiful picture

Michel Côte de Corent 63 My beautiful picture

Pour m’amuser j’avais déjà un engin à 3 roues fabriqué avec un arrière de scooter LAMBRETTA auquel j’avais greffé un avant de triporteur Peugeot avec 2 roues avant de Vespa, j’avais prolongé le tube inférieur du cadre du Lambretta jusqu’au train avant du triporteur sa caisse me servant pour « l’habitacle.
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Un des critères de fabrication était le coût s’approchant de zéro franc, se servir de ce qui est stocké depuis longtemps ou échanger ; par exemple le volant réalisé avec les coudes soudés d’ancien pare choc de motos des années 50 . Un ami travaillant dans une usine Moulinoise spécialisée dans les freins me fait les 2 transmissions avant. Le silencieux provient d’un 100 Monet Goyon, son levier de vitesse au réservoir sert pour la commande de boîte à vitesse du Lambretta .

Nous nous amusons quelques temps avec mon ami et mécano Christian, alias « Alfred » à l’atelier, soit sur la route soit autour de l’église sur la place .

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L’esthétique ne nous satisfaisant pas, jugeant le centre de gravité trop haut, désirant améliorer le train avant, je décide de supprimer le gros tube central afin de faire un siège « baquet surbaissé » en renforçant la « cage » en tube de l’habitacle, adaptation d’une barre stabilisatrice, fignolage du cylindre pour gagner quelques CV, façonner une carrosserie en alu type « formule », on roulait à 110/120 sur route .

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Avec des connaissances de Varennes allier nous nous sommes retrouvés sous le marché couvert certains soir jusqu’à 22 heures, les engins étaient divers, l’un avait son kart des début, petite taille avec un moteur issue des tronçonneuses Mac Culloch, d’autres des inspirations premiers kart avec roues de Vespa, moteur scooter ou cyclomoteurs.

Un voisin du marché couvert c’est plaint du bruit à la mairie , nous respections les conditions d’autorisation c’est-à-dire arrêt à maximum 22 heures ; agacé par cette histoire l’idée à germée que l’on pourrait peut-être faire une piste, nous nous mettons en chasse pour trouver un terrain, on nous propose une surface vierge le bord de l’allier à côté du pont de Chazeuil, on se renseigne auprès de l’entreprise spécialisée en revêtement pour un devis, celle-ci située près du terrain prévu nous propose de faire le travail un samedi ce qui nous baisserait le prix, nous organisons une réunion, dans une salle prêtée par la mairie, pour débattre et décider, le nombre de personnes présentes était plus élevé que nous l’imaginions, un des nôtres, banquier, a mis au point le financement ; l’exigence d’au moins 10 membres de la futur association comme cautions a éclaircie l’assistance !!!

Nous avons fixé le montant des parts et restait à chacun de décider le nombre qu’il prendrait, le Kart club de Varennes naissait en 1970 .

Nous avons préparé le terrain et un samedi l’entreprise est venu poser l’enrobé, elle a fini vers 20/21 heures , j’étais avec un de mes fourgons et le 3 roues dedans, aussitôt terminé on inaugurait la piste ! Elle faisait 350 m quelques années plus tard elle passera à 800m .

Début sur la nouvelle piste:

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Rapidement je me suis rendu compte que mon 3 roues ne permettait pas de m’amuser comme je le désirais sur la piste j’ai donc décidé de construire un Kart, le top à l’époque était le modèle de mon ami Michel un Vacquant, je suis donc aller chez lui pour prendre toutes les côtes afin de fabriquer 2 chassis . J’ai commandé chez Vacquant les pièces que je ne pouvais pas réaliser, l’arbre arrière, pivot de direction avec fusée, le volant et support moteur et frein . M.Vacquant très gentiment, au Téléphone, me dit je vous joins mes autocollants vous pourrez les poser sur votre chassis si vous le désirez.
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Le stock de pièces et moteur Gnome et Rhône avait été repris par les ETS Ydral et une catégorie existait avec cette motorisation, cela m’évitait la dépense d’un moteur ; j’ai donc modifié le moteur 125 Gnome et Rhône avec le quel mon père avait couru 1950/51/52, suppression de la boîte de vitesses retournement du bas moteur pour le sens de rotation, usinage d’un pignon en bout de villebrequin, un carburateur de Tronçonneuse Homelite XP2000 pour le diamètre, l’échappement de la moto, suppression du rotor de volant magnétique pour ne garder que la came du rupteur, la batterie de ma moto et une bobine HT auto et ça tournait, il prenait plus de tour que sur la moto, j’avais placé le compte tour d’atelier entre mes genoux et surprise 11000 tours ! Le problème les pistons tenaient 1h ½, j’ai passé le stock qui restait du paternel ; raisonnablement il aurait fallu que je limite le nombre de tours minutes à 9000/9500 tours mais c’était baisser les performances et je n’en avais pas envie.
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J’ai donc décidé d’acheter un moteur de Kart, mon ami Michel m’a trouvé un BM d’occasion en bon état, je l’ai retravaillé, il avait un carbu Del Orto, je l’essaye et l’expérience testée sur mon 50 de course me décide d'adapter aussi un carburateur de tronçonneuse Tillotson. Refusant de lui faire avaler les poussière de la piste je lui est fait une boite à air avec un filtre constitué par la pièce de jonction réunissant les carbus d’une CB500 Honda venant d’une épave, depuis nous savons qu’une chambre de tranquillisation est bénéfique pour le rendement, habitué à celui de mon ami Michel je m’étais rendu compte aux essai que mon kart marchait très bien . Fin août début septembre nous avions décidé d’organiser une première course sur notre piste, je préparais donc le kart en conséquence mais n’en parlait pas et j’allais l’essayer sur la piste dans la semaine pour être tranquille, je croise un des membres au bistrot ou il y avait le dépôt de colis, en rigolant il me dit :

-Tu cours avec ton truc ?

-Oui, je cours .

-Ahahaha ! je veux voir ça, je paries une caisse de champagne que tu n’y sera pas !

-Pari tenu et je prends à témoins les patrons du bistrot !

Le matin de la course j’ai essuyé les quolibets d’autres pilotes rigolant de mes choix techniques, carburateur, boite à air, etc etc Aux essais la vitesse de pointe les intriguaient, le soir après avoir été en tête des 2 manches et de la finale, on venait me demander mes tarifs pour les préparations !

-C’était la seule course, le kart était là pour m’amuser sur notre piste,

Plus tard en 79 Michel a désiré recommencer il a acheté un nouveau Kart châssis Birel,1 moteurs Parilla et mon BM en cas de casse, pour faire de l’endurance ( courses de 6h) sans prétention juste pour se faire plaisir, je faisais la préparation et l’autre pilote .

-L’ennui nous avions une différence poids importante ce qui se retrouvait au temps au tour, en plus j’étais trop léger il aurait fallu lester le kart, avant la course j’étais déjà limite-limite mais après plusieurs heures de pilotage secoué dans le baquet j’avais beau manger des bananes et boire de l’eau le plus possible je perdais du poids et me trouvait en dessous, alors je bourrais ma combinaison de cuir avec des clés, chaîne pignons, plaquettes de frein, pour être dans les normes !
-Si ma mémoire est bonne à l’époque l’ensemble pilote Kart devait être au minimum de 120 KG alors avec mes 56 kg !!!!!!

Ce n’était pas grave car le but n’était pas de gagner mais simplement de s’amuser.

Pour l’année 80 on avait décidé de continuer mais en transformant le kart pour rouler en 125 à boite à vitesses, à l’époque les moteurs Kawasaki cross étaient excellent en kart, un client désirant changer son 125 KX ayant peu servi je l’ai repris et gardé pour prendre son moteur et dans le cadre j’ai adapté un moteur 350 XL Honda pour un ami, à l’époque il n’y avait pas de motos TT efficaces en 4T.
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En catégorie 125 les freins avant étaient autorisés, possédant une paire d’étriers de 50 Fantic, un ami , Robert, tourneur fraiseur dans une usine ma réalisé les moyeux avant ainsi que les disques de freins, malheureusement des événements allaient nous empêcher de courir et je n’ai pas fini la transformation du kart .

lundi 13 janvier 2020

VISITE DES AMERICAINS

LES AMERICAINS A BOUCE

Nous vendions les tronçonneuses STIHL depuis 1959/1960, nous avons réclamé maintes fois, compte tenu de notre chiffre et de la reconnaissance de notre clientèle pour le sérieux de notre travail, un secteur protégé comme il est de coutume, d’autres vendaient quelques Stihl et annonçaient que nous assurions le SAV ! Mais Yvan Beal l’importateur de Clermont-Ferrand, ils se connaissaient avec le paternel depuis très longtemps, refusait pensant nous garder malgré tout. Nous avons réfléchi quelle marque serait la plus judicieuse, techniquement parlant Husqvarna nous plaisait mais à cette époque personne ne connaissait et était attiré par cette marque, nous avions eu quelques contact avec Homelite, plus connue, les responsables nous semblaient corrects, ce que la suite a prouvé, donc nous sommes parti avec cette marque en 1965.

Dans les qualités de ces machines on trouvait la légèreté, beaucoup moins vibrantes (on commençait de connaître la maladie de la main blanche subi par les bûcherons) fiables, un peu moins méchantes que les Stihl mais qui ne se traduisait pas par une grande différence de vitesse de coupe .

Par contre comme passionnés de mécanique, technique nous étions conscient du retard technologique en conception de moteurs 2T, des Américains en général et d’Homelite en particulier.

Régulièrement on en faisait part à notre inspecteur commercial, au technicien de l’importateur, j’aime dessiner, je faisais souvent des croquis pour expliquer ce qu’il fallait faire .

Un jour notre inspecteur commercial me demande : savez vous ce que je fais de vos petits dessins ?
-Surpris je lui demande : mais quel petits dessins ?
-Et bien ceux que vous faite à chaque fois que je viens, je les envoi à l’usine à Port Chester aux USA et l’ingénieur en chef vient en France il voudrait rencontrer celui qui fait les petits dessins. Donc vous nous conseillez un bon restaurant pour midi il aura l’international manager et le Vice Président Homelite USA .

Un matin de 1968 nous avions dans notre village ces personnes importantes, nous leurs avons expliqué les améliorations que nous préconisions, montré un modèle de leur production, une XL103, que j’avais travaillé, plus silencieuse, plus facile à mettre en route, meilleur ralenti, plus puissante, ils désiraient repartir avec mais gratos !!!!

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Dans la discussion l’ingénieur en chef nous dit qu’il avait une moto, une 125 Yamaha bi-cylindres, je lui ai demandé si il avait eu l’idée de regarder un des cylindres pour prendre modèle, Non ! C’était regrettable car il aurait beaucoup progressé.

Quelques mois passent et le technicien Français m’appel pour me dire de démonter la prochaine XL113 que je recevrais, effectivement ils avaient commencé les modifications ( dans les idioties de conception la coupe des segments n'était pas jointive mais espacée du diamètre de l'ergot donc des fuites de compression à la mise en route et au ralenti ) elle avait un nouveau piston à segment en « L » mais toujours l’ancien cylindre, ce qui était illogique, elle avait de meilleurs départs et ralenti mais l’ancien cylindre ne pouvait pas offrir un réel avantage avec ce piston, et nous avons eu des ennuis, quelques temps après ils avait fait un cylindre bien conçu mais avec l’ancien piston !!!!! idiot ! Le technicien Français m’appelle et me dit : voulez vous le stock de piston à segments en « L » ? Oui, il me les envois et je transformais les tronçonneuses en montant ce piston avec le nouveau cylindre les clients étaient surpris de l’amélioration !
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Les modifications piston segment apparaissent sur le prospectus de la XL 113 XL_113_Prospectus.jpeg

Tous les modèles ont par la suite profité de ces améliorations, en particulier la XL150 préfigurant l’orientation de la production Homelite, le moteur marchait mais la fabrication devenait « légère, diminution du nombre de pièces qui ne se traduit pas par plus de fiabilité, par contre moins chère. Elle était appelé à remplacer les Xl mini construites à l’image des gros modèles, machines très fiables .

Ils m’ont proposé d’aller 1 ou 2 semaines à l’usine américaine, j’étais très content, mais les promesses s’évaporent vite .

vendredi 13 décembre 2019

CONTACT


jacques.remondin@wanadoo.fr

lundi 9 décembre 2019

JAPON 1970

Pour la seconde fois, en 1970, Honda récompensait ses concessionnaires avec un voyage de 11 jours pour visiter les usines au Japon ; notre inspecteur commercial nous dit qu’il veillerait à ce que l’on soit du voyage, il savait que nous devions être du précédent mais il y a eu intrigue et un autre est parti à notre place !!!!

Nous avons devancé un peu les ventes, le stock était plus important que d’habitude ! Mais un coup de téléphone nous a averti que nous avions gagné . Mon père a décidé mon départ car il estimait fatigant pour lui et il me dit que ce serait peut-être l’unique fois ou il y aurait cette occasion et ce serait sans doute plus efficace pour l’avenir commercialement.

Je me suis retrouvé un matin d’octobre à Orly pour monter dans un Boeing 707 voyage de 17/18 heures, je me retrouve assis à côté de Jean Murit lui vers le hublot, il me dit : tu est qui toi ? Je lui dit : Rémondin de l’allier, il me répond : tu es le fils du boiteux ? Oui c’est moi, Tu sais j’aime bien ton père, il voit mon appareil de photo : tu es jeune passe donc vers le hublot, il était interdit de photographier au-dessus de l’URSS, alors il surveillait les hôtesses ou stewards pour que je puisse le faire .

L’avion faisait escale à Moscou-Cheremetièvo, nous étions tous en extase devant la dextérité avec laquelle les caissières maniaient les bouliers pour compter, beaucoup plus rapide que nos calculatrices de l’époque et peut que celles de maintenant !

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Arrivée mercredi 21 octobre à 10 h à Tokyo, très bel accueil, on prend le bus pour le palace Hôtel, sortant de l’aéroport je vois un train monorail (photo) surprise car l’ingénieur Bertin avait fait des essais chez nous mais il n’a pas été suivi et le Japon l’a réalisé ! tout était prévu le fournisseur officiel de Honda en appareils photos et caméras était à pieds d’œuvre pour prendre les commandes, quelques collègues s’étant aperçu que j’avais pris pas mal de photo dans l’avion me demandaient conseils pour leurs achats, je ne pouvais pas faire les miens ! J’ai passé le dernier mais tous étaient sympa pour m’attendre au repas.

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Nous allons dans la chambre après le repas, avec le décalage horaire on s’endort sur le lit ! On frappe à la porte, réveille en sursaut, 18 h, c’était le photographe qui livrait les appareils photos !
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Avant de partir discussion avec mon photographe préféré René Puyet de Varennes/allier pour sélectionner l’engin que je ramènerais, mon appareil photo était un FOCA SPORT , appareil léger de mécanique (il m'arrivait au cours d'un voyage d'acheter un journal de l'étendre au sol pour démonter le FOCA qui s'était bloqué, redresser des languettes, remonter) avec un objectif Angénieux une marque Française de haute qualité qui équipait l’URSS pour ses satellites, une petite liste de 3 modèles c’était faite, le moins cher le Minolta SRT101 comme celui du photographe ensuite 2 Nikon soit le Nikkormat que je connaissais le papa d’un ami en avait un ou plus cher le Nikon FTN (la différence le prisme pouvait être enlevé) je suis revenu avec le Nikomat et 2 objectifs un 35mm et un 135mm . Je n’ai pas fait d’erreur en écrivant « NIKOMAT » c’est l'appellation au japon . Dédouané il revenait à 1500 fr, en France, l’ensemble c’était 3500 fr , je n’aurais jamais pu me le payer.
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J'attends l'ascenseur, il y avait un européen qui jouait avec sa clé de chambre, pendant un instant où je lui tourne le dos il échappe sa clé, il lâche un "merde" je me retourne , il dit: ce n'est pas possible je suis à Tokyo je lâche un juron et il y a un Français à côté de moi ! C'était un parisien .

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Jeudi 22 octobre visite de l’exposition des produits Honda à Ikebukuro, ensuite déjeuné à ASAKA TECH parc de jeux enfants animés par les moteurs Honda puis direction SAYAMA pour la visite de l’usine ou sont fabriqué les autos HONDA Z .

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Vendredi 23 octobre nous prenons la direction de Hamamatsu avec leur TGV, le « Tokaïdo Shinkansen » nous n’avions pas encore le nôtre, nous roulions depuis ½ heure et des collègues disent : alors, il l’a fait sa pointe de vitesse ? Je leurs réponds : depuis un moment je fais des calculs par rapport aux poteaux que je vois au loin et j’arrive à une vitesse de 215/220 km/h ; ils décident d’aller boire au bar, un revient en nous disant : il y a un compteur et on est à 220 !

Un arrêt à la gare c’est 10 secondes, donc on nous avait dit de se préparer, je regarde ma montre, le train s’arrête les portes s’ouvrent on sort tous, on attends, j’entends une voix qui dit : alors il repart ? il nous avait fallu 3 secondes pour tous sortir ! Personne n’est assis à l’envers du sens de marche, au terminus un employé passe les dossiers articulés avant arrière de l’autre côté c’est très rapide .
Nous avons été surpris que les quais soient de plan pieds avec le train, nous avons compris l’utilité avec les 10 secondes d’arrêt et peut-être qu’ils avaient déjà pensé aux handicapés EUX !
Nous étions un peu fatigué, on le constate à mon visage dans le TRAIN, il faut penser que nous avons additionné décalage horaire, cadence effrénée entre levé tôt, couché tard, visites etc .

Nous avons passé près du mont FUJI .

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Usine d’HAMAMATSU que nous visitons, comme à chaque fois photo à l’entrée, réunion avec des responsables et techniciens qui répondent à nos questions, nous avons à disposition des boissons et serviettes rafraîchissantes . Je suis passionné par les visites je fini toujours bon dernier, mais on m’attend !
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Ce soir nous couchons au « Nagoya Castel Hotel » dans le hall un poisson en perles .
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J’ai photographié une mariée avec l’aide de mon collègue adroit pour la négociation

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Samedi 24 octobre au matin nous prenons le train pour Shiroko en direction de Suzuka, nous déjeunerons au circuit ou quelques motos tournaient en essais . Petite visite du parc d’attraction, je ne pouvais pas ne pas photographier le panneau de bienvenue, le Japonais n'est pas évident à écrire pour un Français mais sans doute que l'inverse est est réel !

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Visite de l’usine de Suzuka à l’entrée une photo d’un bonzaï, rare chez nous en 70, et John Surtees avec la formule 1 RA300.

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Visite très intéressante ou j’ai vu la fabrication de beaucoup de pièces comme les ACT, tambours de freins autos, contrôle des pièces, montage des moteurs, emboutissage cadres portes etc d’autos, traitement des carrosseries, peintures, montage autos et motos et essais sur banc ou circuit pour sans doute celles qui présentait un problème et était revues en atelier en fin de chaîne ; plus on avançait plus je traînais ! Chez Honda en 70 il y avait des salles ou les ouvriers pouvaient se reposer un moment, se désaltérer, ils ne donnaient pas l’impression d’être dans une galère.
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Construction d’une maison traditionnelle , bois, papier,
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Dimanche 25 octobre le matin un concessionnaire Honda exposait devant l’hôtel, aucun rapport avec nous, les clés étaient sur les motos, les concessionnaires allemands ne ce sont pas gêné pour partir faire un tour avec ! Les responsables Honda ont été obligés de s’expliquer avec l’exposant !!!!

Les cars nous attendaient, déjà monté avec mon collègue de Draguigan ( nous étions les deux plus jeunes et Honda nous avais placés ensemble pour les chambres) nous sommes surpris par plusieurs allemands qui désirais notre car, les bagages de chacun étaient chargés, on ne comprenait pas leurs raisons mais ils étaient décidés, nous étions en haut des marches à l’entrée du car, voyant qu’ils allaient forcer le passage nous avons tombé les vestes, montré les poings et fait comprendre qu’on ne se laisserait pas faire, ils ont fait demi-tour !
Le voyage précédent les concessionnaires Français Belges, Hollandais, Allemands étaient dans le même avions, au retour les Allemands s’en étaient pris aux Français et une bagarre avait eu lieu pendant le vol, pour cette raison nous étions seuls aller et retour ! Nous partons en direction de NARA via Kashikojima, Toba, Ujiyamada, Yamatoyagi, après Toba et Ise ( nom fréquent dans les mots fléchés)

A midi nous déjeunons sur un bateau dans la baie d’Ago ( Non, ce n'est pas en l'honneur de Giacomo Agostini !!!)

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Nous verrons les pêcheuses de perles à la baie d’ISE et le grand temple shintoïste

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En suite nous nous visitons l’ile des perles ou Mikimoto a mis au point la culture des huîtres perlières, il y a sa statue et nous assistons au procédé qui consiste à insérer un petit morceau de nacre dans l’huître qui réagit face à cette impureté et de la nacre est sécrétée afin de la recouvrir ; Pour assister à la démonstration nous étions assis sur des chaises pliantes posée sur une estrade en bois d’environ 20 cm, une grande tenture accrochée au plafond délimitait le lieu, un Belge énorme s’installe au dernier rang, il s'assoit sur 2 chaises! un peu brutalement les chaise reculent, les pieds arrières dépassent le bord de l’estrade, il perd l’équilibre tombe en arrière, essaye de se retenir par la tenture, il l'arrache en s’étalant sur le dos et les chaises, la tenture le recouvrant, on se précipite avec mon collègue, la situation étant comique le fou rire nous prend, on retire la tenture, en essayant de le tirer pour le relever on lui demande si il n’avait pas de mal tout en riant! Mais vu son poids on ne pouvait rien faire !!! Heureusement d’autres collègues sont arrivés.

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Ce soir trajet en autocar pour NARA, nous coucherons au Nara Hôtel , ancien château en bois
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Lundi 26 octobre : visite de la ville en autocar, du parc aux cerfs,

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Le temple shintoïste de Kasuga

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Le temple Daibutsu ( grande statue de Bouddha) Une particularité dans ce temple impressionnant construit en bois, un des pilier de soutien à l’intérieur d’un diamètre important, sans doute plus de 1m50 , est creusé à sa base et la coutume est de passer dans ce trou poli par le passage des gens pendant plus de 4 siècles, j’ai tenté et grâce à ma taille, aux alentours de 56 Kg à l’époque, j’ai traversé avec une vitesse surprenante, j’ai eu l’impression d’être aspiré ! Quelqu'un de corpulent semblant d'être dans l'impossibilité de passer traverse sans problème grâce à ce poli , certain on tendance à attribuer cette faculté à des forces supérieures .
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J'ai estimé amusant de cadrer pour donner l'impression que le collègue est dans la poubelle ! ( pas de trucage avec une logiciel d'aujourd'hui) My beautiful picture
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Nous Reprenons l’autocar en direction de Kyoto, visite du temple Fushimi Inari .
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Nuit au Miyako Hotel

Mardi 27 octobre Visite de la ville, de l’ancien palais impérial et du temple d’or, un peu déçu car avec le temps l'or était terne, moins brillant que sur les cartes postales, il a été refait depuis,

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Les petite papiers sont appelés « omikuji » ils prédisent l'avenir, un vœu ou souhait de quelqu'un ... Mais si le présage est mauvais, il est de coutume de le plier et de l'accrocher aux branches d'un pin dans l’enceinte d’un temple.

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Repas de midi dans un restaurant chinois avec baguettes table ronde et grand plateau central sur pivot, manger avec les baguettes c’est un calvaire mais avec un peu d’imagination on règle le problème, n’ayant pas complètement vidé mon porte-monnaie avant le départ je fouille dedans et trouve un petit ressort, je roule un axe avec un morceau de papier, le ressort maintenant le haut des 2 baguettes et me voilà muni d’une pince très pratique, mes collègues rigolent, les serveurs me montre du doigt et tous les employés défilent !!! La viande était bonne mais par jeu, avec mon collègue, on dit aux autres c'est du chien, ils étaient écœurés et ne voulaient plus se servir ! L’après-midi encore visite de temple, avant de partir Honda nous avait recommandé d’amener beaucoup de chaussettes vu le nombre de visite de temples mais curieusement nous avons peu posé nos chaussures ; ensuite une soierie où dans les bassins extérieurs il y avait d’énormes carpes multicolores
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Mercredi 28 octobre L’autocar pour la gare de KYOTO afin de prendre le super express Kodama 394 pour Atami et le « New Fujiya Hotel

L’après midi direction Hakone en passant par Jukkokutoge ( le passage des 10 provinces) le lac de Hakone et Owakudani (le grand enfer)
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Un funiculaire permet d’avoir un joli point vue,
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Tous on fait tourner les caméras,

Quel était le sujet de leurs intérêt ? Une Geisha ? Soichiro Honda ? Un 250 6 cylindres ? Rien de tout ça, simplement un virtuose de l'appeau, il imitait même des oiseaux qu'on ne connaissait pas !

Des collègues ont succombé à la tentation, peut-être dans l'idée futur d'enchanter le client . My beautiful picture
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Petite balade en bateau sur le lac Hakone
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Le soir arrivée Kowaki Hotel,
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Nous dînerons à la japonaise assis en tailleur sur des chaises sans pieds !!! Habillé d’un Kimono, soirée animée par des Geishas avec quelques jeux sympas

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Nous coucherons sur une natte, heureusement agrémentée d’un petit matelas .
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Jeudi 29 octobre Je suis compliqué avec la nourriture, je mange peu et ne supporte pas certains aliments en particulier les poissons, crustacés, en fin tout ce qui sort de l’eau sauf les baigneuses ! Aujourd’hui quand je pars dans un autre pays je prends mes précautions en emmenant des biscuits, au japon ça n’a pas été facile, beaucoup de poissons, donc je mangeais un maximum le matin c’était plus facile des collègues ne prenaient pas les petits pains, le peu de beurre, le peu de café, le peu de lait, je le récupérais pour me faire un petit déjeuner copieux, je demandais qu'ils remplissent les tasses, je faisais le geste, rien, j'avais essayé en prenant leurs poignet de les forcer à remplir les tasses mais difficile ils résistaient, midi et soir plus difficile d'avoir une nourriture qui me convenait ; bien que manger ne soit pas mon but, je mange pour vivre et non vivre pour manger, au bout de quelques jours je « flippais » quand je voyais midi et le soir arriver, le 8 ème jours nous déjeunons au self service du Palace Hôtel de Tokyo, agréable surprise il y avait de tout, je garnis l’assiette, jambon, saucisson, steak, frites etc , les collègues me disaient : on ne savait pas que tu savais manger !!!! Le soir dans le restaurant au sommet du même hôtel il y avait écrit Charollais au menu, ils me disent : tu vas nous dire si c’est du vrai ! Il était excellent, très tendre, avec le recul sans doute du bœuf de Kobé.
Les serveurs Japonais sont très strictes avec la règle, pendant l'attente du service nous discutions et machinalement je déplaçais mes couverts, le serveur me les remettait à leurs place, mais sans m'en rendre compte je recommençais, à la 4 ou 5 fois il m'a fixé d'un regard très expressif sur son taux d'agacement !

Autocar pour la gare de Yumoto (moto même dans les noms !) nous prenons le rapide Odakyu panoramique pour la gare de SHINJUKU afin de rentrer sur Tokyo et le Palace Hôtel où nous déjeunons, l’après midi spectacle au théatre KOKUSAI de la revue « All Girls revue » semblable au LIDO, il y avait une cascade (de l’eau) sur la scène
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Vendredi 30 octobre Visite du salon autos motos de Tokyo à Harumi, Le japon avait un modèle d’auto que nous n’avons jamais vu en France, 1300 cm3 arbre à came en tête refroidissement par air, performante.
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L’après midi libre pour visiter Tokyo, le conseil pour revenir à l’hôtel ? Partir avec des boîte d’allumette du Palace Hotel en donner une au chauffeur de taxi de cette façon il a l’adresse de l'hôtel
Nous étions surpris par les enseignes lumineuses, à cette époque nous n’en avions pas autant en France, je me suis amusé à en prendre quelques unes en photo .
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La conduite des automobilistes me faisait penser à un mélange Allemand Italien, respect du code mais rapide, les pneus couinaient dans les carrefours !

Un soir, on rentrait à l’hôtel en car, le responsable japonais du voyage nous donne rendez vous le lendemain à 6 heures, unanimement sans concertation nous disons non, nous n’en pouvions plus, crevés, morts, le rythme pour nous montrer le maximum était rude, on proposait 8 h , il disait non , on a bien insisté il ne nous croyait pas, il ne connaissait pas assez les Français , le lendemain eux étaient à 6 heures dans le hall de l’hôtel notre arrivée c’est échelonnée entre 8h et 8h ½ .

Soirée cocktail et dîner dans la salle d’or du palace Hotel Monsieur Soichiro Honda était présent, il a, je pense? parlé, avec tout le monde , je tenais un verre de jus de fruit il m’a dit que ce n’étais pas ça que je me ferai du sang ! C’est quelqu’un qui a pas mal d’humour, je lui ai posé la question si on reverrait les250 et 350 six cylindres en GP je m’en doutais un peu il m’a répondu non, comme souvenir chacun devait dessiner sur assiette à recuire au four, j’avais dessiné Mike Hailwood bien entendu sur la 6 pattes, Soichiro Honda me la signée, le choix du sujet lui a plus.
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Tous sont reparti avec un Samouraï
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Samedi 31 octobre Le retour Depuis quelques jours un responsable de Honda France les harcelaient pour aller au centre de recherche, le voyage d’avant nous avait été en visite mais prétextant qu’ils ne pouvaient pas tout cacher nous n’y avions pas droit, nous étions dans le bus poUr partir à l’aéroport il arrive en courant frappe à ma fenêtre et me dit : ils ont accepter et je pars que demain, je lui demande de me téléphoner au retour pour me raconter ce qu’il avait vu. En 70 le bruit courait qu’une CB 500 quatre cylindres était en préparation, pendant tout le voyage ils nous ont démenti la rumeur, il m’a téléphoné quelques jours après pour me raconter, au détour d’un bâtiment il y avait une dizaine de proto de CB500 ! Il avait demander à voir la 250 6 pattes de près, son vœux a été exaucé, il a pu s’asseoir dessus, il l’a trouvé toute petite, il faut dire que lui est assez balaise, un ancien crossman .

Si à l’allée nous avions un Boeing 707 au retour c’était Douglas DC8, un peu plus bruyant et pas de film.

Nous décollons, passage sur Tokyo, la mer du japon, la Sibérie avec de jolies couleurs violacées
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En arrivant à Moscou nuages bas, neige, l’avion a tourné longtemps autour du terrain de Cheremetièvo le temps que les chasses neige dégage la piste, en roulant je voyais des hommes debout sur les ailes des avions avec des balais pour enlever la neige .
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Nous avons été superbement reçu, de bouche à oreille il se disait que ce voyage valait environ 13000 fr 1970, les tarifs ont beaucoup baissés depuis, à titre de comparaison une CB750 valait a peine 10000 fr, j’avais acheté un fourgon Fiat 238 près de 10000 fr aussi . La courtoisie, la politesse des japonais m’avait fait naître une réflexion : la politesse peut-être la forme la plus élevées de l’hypocrisie ! Comme partout il ne faut pas généraliser, d’après ce que j’ai ressenti, ce que j’ai lu il ne semble pas Monsieur Soichiro Honda était de cette veine .

dimanche 8 décembre 2019

BABY BOOMER

Vie d’un « baby boomer » Nous entendons souvent dans les médias faire une critique acerbe des Français nés après 1945, je tombe pile au début du créneaux, né 9 mois après la libération ! Je râle souvent pour notre mise en cause de la situation actuelle, paraît-il que nous sommes la conséquence des problèmes d’aujourd’hui, raconter mes 20 premières années peuvent éclairer les natives et natifs d’après 70, sur notre désir de posséder un peu de confort.
Mon expérience est l’ordinaire de la plus part des habitants de cette époque, mais beaucoup ont été moins bien loti que moi d’autres mieux ! Je pense que mes parents ont décidé de mettre la priorité sur ce qui était le plus important et surtout m’expliquer, certainement la raison pour laquelle je ne me suis pas senti défavorisé ou malheureux .

Mes souvenirs commencent environ vers 3 ans donc avant 1950, nous habitions une maison simple avec 2 pièces au rez-de-chaussée et 2 chambres au premier étage accessible avec un escalier.

Une pièce pour la cuisine ou se déroulait les repas l’autre servant surtout de bureau et stock de pièces détachées (il y en avait même dans l’escalier qui allait au premier, l’atelier garage en planche dans la cour à l’arrière. Il n’y avait pas de chauffage, comme dans la plus part des habitations simples, le fourneau à bois et charbon se chargeant de cuire la nourriture et chauffer l’appartement, pas de « suite parental » comme j’entends souvent aujourd’hui et terme qui m’agace un peu ! Ma mère était frileuse et le dessus du fourneau était rouge, il faut bien que de la chaleur monte en haut, comme elle disait, mais quand on arrivait de l’extérieur c’était un choc !
Pour améliorer le chauffage mon père avait installé un poêle à sciure dans le bureau ( combustible moins cher mais il fallait un local suffisamment vaste pour la stocker ), assez efficace, l’inconvénient, pour le regarnir il fallait qu’il ait refroidi. Pour un bon rendement et une bonne durée il fallait une sciure bien sèche et bien tassée dans le poêle ( j’ai conservé le morceau de bois avec lequel on tassait .

Années 40/50 beaucoup de localité n’étaient fourni en eaux que part les puits plus ou moins nombreux suivant les régions et possibilité, des exception comme Billy qui avait une source intarissable était alimentée depuis longtemps. Notre village faisait parti de ceux qui s’étaient réuni pour installer ce qu’on appelait l’adduction d’eau, nous avons eu l’eau courante en 1952, je me souviens des tranchées creusée par la grosse machine avec une roue à godets , c’était encore rare en campagne ou il était nécessaire d’aller chercher l’eau dans le puit . Pas de toilette et de salle de bain, il y avait « la cabane au fond du jardin » le pot ou le seau pour la nuit ! La bassine pour se laver. Dans certaines villes il y avait des douches municipales, rarement dans les villages. Le voisin, charron, avait un grand baquet en bois devant la maison ou il se lavait après le boulot. J’allais livrer les motoculteurs, tronçonneuses, dépanner chez mes clients je découvrais encore des habitations avec le sol en terre battue jusque dans les années 70 ! Pas que dans des contrées reculée, perdues !

L’hiver mon père préchauffait la chambre en faisant brûler une rasade d’alcool à brûler dans un carter de distribution en alu de 350 BSA, plus une bouillotte dans le lit, une couette dessus et un « featherbed » dessous, ça c’est pour les motards, mais pas un cadre de Norton, non, un vrai lit de plume ! Plus tard j’ai eu droit à un vrai matelas, l’hiver je regrettais « le plumard » , combien connaissent l’origine de ce nom aujourd’hui? Il en restait beaucoup dans les familles et la plume avait de la valeur donc on nous proposait des échanges. Les hivers étaient plus rigoureux et pendant les gèles important il y avait 1 cm de glace au mur de ma chambre en particulier pour l’année 1956.

Les autos n’avaient pas de chauffage, c’était couverture sur les jambes, il existait un dispositif dégivrant constitué de résistances alimentée par la batterie que l’on fixait au pare-brise avec des ventouses, 20 cm x 30 cm c’était mieux que rien, La Dyna Panhard avait été une des rares auto vendue d’origine avec le chauffage..

A l’instar de tous les enfants du bourg, j’étais avantagé pour le trajet de l’école primaire, 200 mètres à faire, mais les enfants des cultivateurs venaient à pieds ou à vélo et les hivers étaient enneigé, le chauffage de la classe était assuré par un poêle à bois et charbon « Godin » nous étions chargé de nous en occuper. Nous emmenions des pantoufles nous remettions les chaussures pour la récrée.

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Mon épouse habitait à 3 km environ de son village, trajet en partie à pieds car il y avait une descente assez rude qui lui était interdite avec le vélo, et trop raide le soir au retour ; à cette époque les parents ne conduisait pas leurs enfants en auto jusqu’au pied de la table dans la salle de classe !!!! J’exagère un peu, pas tant que ça !

Pour l’école secondaire le choix était 30 km et pension, ou 8 km et trajets à vélo, mes parents préféraient les 30 km car je pouvais être chez ma tante et mon parrain à 150 m du Collège de Cusset, à mon époque 1957/1958 on parlait déjà de la construction de Presle mais c’est arrivé après, 1964 , bon déroulement de la 6 ème, par contre le premier trimestre de la 5 ème me désespère, entre le prof de Français qui nous laissait à l’abandon (voici son discours le jour de rentrée : je suis votre professeur de Français, je fais mon cours, je ne veux pas être dérangé, vous faite ce que vous voulez, math, histoire, géographie, dessin etc l’essentiel est de ne pas faire de bruit afin que je m’entende parler ! ) La prof de math, que j’appréciais en 6 ème, très compétente, a des problèmes familiaux, c’était décousu , j’étais écœuré, donc j’ai demandé à mes parents de faire le nécessaire pour aller à Varennes/allier réputé sérieuse, une certaine discipline y régnait mais aussi de la bienveillance ; l’inconvénient faire le trajet à vélo ma mère ne désirant pas que j’utilise mon cyclomoteur avec lequel je roulais tous les jours depuis plusieurs année ! l’été suivant j’ai vendu mon vélo ½ course à contre cœur, je l’avais monté avec des pièces que mon père avait en stock (en particulier des rayons noirs qu’il avait d’avant guerre, c’était joli) , pour être certain de prendre mon cyclo à la rentrée . 1 ou 2 ans passe et le département installe les cars, vu les horaires j’ai continué avec le 50, l’hiver arrive, premier matin de neige, ma mère m’oblige à attendre le car, 9h1/4 il n’était pas passé, je vois mon père qui me fait signe en tenant sa canne comme un guidon, trop heureux je cours, m’équipe et en route avec le cyclo, 9h30 en classe, on était pas nombreux, le car est arrivé 1h1/2, plus tard je ne l’ai plus jamais repris .

J’ai quitté l’école aux vacances 62, je venais de faire une année de préparation pour l’école normale mais j’ai eu l’impression que mon père désirait que je reste avec lui . Depuis l’âge de dix ans le paternel m’avait dit : tes devoirs fait, à partir de maintenant tu prends ta combinaison et à l’atelier, j’étais content, en secondaire je les faisais souvent à partir de 21h30/22heures j’étais plus tranquille.

Il faut aussi repenser aux horaires de travail à ces époques, il y avait une grande élasticité, souvent officiellement 9 h mais 10,11 heures étaient monnaie courante, un seul jour de congé hebdomadaire aussi, 3 semaines pour les congés annuels en 1956, 4 semaines en 1969 et 5 en 1982 . Nous on ne fermait presque jamais ! Les années 50 ouvert le dimanche matin, souvent jusqu’à 15/16 heures, années 60 le dimanche entier et nous avons fermé le lundi à partir de 1975 ; sauf 10 à 15 dimanches par an pour les expositions.

Mon épouse habitait à 3 km environ de son village, trajet en partie à pieds car il y avait une descente assez rude qui lui était interdite avec le vélo, et trop raide le soir au retour ; à cette époque les parents ne conduisait pas leurs enfants en auto jusqu’au pied de la table dans la salle de classe !!!!

Étonnamment ce sont ces gens qui ont eu cette vie somme toute difficile qui font nos centenaires aujourd’hui ! Des personnes nées aux alentours de 1930 . Il était donc logique que dans les années 60/70 on rêve d’une maison confortable avec chauffage salle de bain toilettes par contre il est scandaleux qu’aujourd’hui tous ne peuvent pas trouver de quoi se loger correctement.

lundi 23 septembre 2019

Montée de Coligny 15 septembre 2019

Sympathique week end avec un très beau temps, un peu chaud, toujours le plaisir de retrouver copains, potes, connaissances, amis etc Des cinquantes qui miaulaient bien, une CB350 , bien affûtée le pilote mécano aussi , bénéficiant du kit de l'époque .

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Mes quelques photos ci-dessous

https://photos.app.goo.gl/gXcayeaUNiHkpHfv8

jeudi 8 août 2019

Montée Historique de Confolant 28/07/19

Ce week end devient un rituel permettant de passer 2 excellentes journées avec les copains et amis ainsi que de faire de nouvelles rencontres .
Météo capricieuse le samedi mais excellent le dimanche de la montée.

Le "stand" composé de John Brassett et son Ariel, Franck et son 125 Kawa KH, Jean François et son 50 Minarelli . sans oublier les instruments de musique de fabrication Jean François: Guitare, Banjo et la dernière réalisation une guitare électrique sur la base d'un réservoir de 250 Suzuki.

Nous avons eu un moment exceptionnel ou Jef et Franck sont entré en osmose parfaite dans une impro avec le Banjo et la guitare Suzuki, John lui même pro était ému aussi


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IMG_0080.JPG Mes quelques photos :

https://photos.app.goo.gl/wkqJfypbm6bgLTrS7

dimanche 16 juin 2019

HIBOU

Il y a quelques années tous les soirs nous regardions 3 petits hiboux moyen duc qui se perchaient sur un de nos arbres, on ne voyait jamais les parents mais j'avais détecté leurs présence, ils restaient caché;
Je les avais photographié.
Depuis quelques jours j'entendais des cris me rappelant ceux des petits hiboux, je les ais trouvé dans un autre arbre, il y en a quatre, ils sont conscients de ma présence et me laisse approcher à une dizaine de mètres, ils se déplacent et leur vol est silencieux .
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J'ai fait quelques photos et vidéos.

https://photos.app.goo.gl/iHtgaZza46jNETht8

UNE AUTRE HISTOIRE PLUS ANCIENNES:
Il y a de nombreuse années, j’entrais dans une des écuries de l’ancienne ferme qui abritait les nombreuses anciennes motos mises de côté par le paternel, je surprends une petite chouette effraie perchée sur un guidon, il était 15/16 heures, je la prends elle s’accroche à mon doigt et je la caresse pendant assez longtemps puis je la repose sur le guidon. Plus tard, l’été, le soir j’apercevais une chouette effraie adulte voler au-dessus de chez nous, j’imaginais que c’était la « petite », 1 ou 2 ou 3 ans après un samedi soir on entendait du bruit au-dessus de la cheminée de la salle, je cherche je vois rien, le bruit persiste, je fini par ouvrir la trappe qui la bouche l’été et il tombe une petite chouette !!!!! Elle avait dû se poser sur la cheminée et tomber au fond. Nous lui proposons des petits morceaux de viande mais elle n’en veut pas, donc je la pose sur la table à l’extérieur en surveillant que les chats ne passent pas par ici, elle finit par s’envoler. Le lendemain nous prenions le petit DEJ et nous entendons frapper aux vitres de la fenêtre, c’était la grosse chouette effraie, elle est resté peut-être 30 secondes en nous regardant puis est reparti. Je ne peux faire que des hypothèses mais j’avoue être perplexe sur ses intentions, a-t-elle désiré remercier ? Je suis à peu près certain que la chouette adulte est celle que j’avais tenue sur le doigt d’autant plus qu’elle est toujours autour de chez nous, il semble qu’il y est encore de la descendance car j’aperçois toujours des effraies.

lundi 10 juin 2019

MOTO LEGENDE DIJON 2019

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Très beau temps chaud pour cette édition de Moto Légende, le parking camping car déjà très plein le vendredi, beaucoup d'autos arrivaient samedi matin, la file des visiteurs ayant déjà leurs billets m'a semblé beaucoup plus longue que d'habitude vers 9 h 30, pourtant il nous semblait être moins "tassé" dans les allées, le dimanche le parking auto était beaucoup moins rempli et dés le début d'après midi visiteurs comme participant "décollaient " .
Nous avons rencontré et raté beaucoup de potes, amis, connaissances, de belles machines étaient présentées .
Voici mes quelques photos:

https://photos.app.goo.gl/hcKVQw6wiuijCgi17

J'ai eu la même C72 , pneus, couleurs, années 60 à part les silencieux en bas

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jeudi 4 avril 2019

On n'oubliera pas la GUERRE !

On n’oubliera pas la GUERRE !

Dans notre famille, comme dans beaucoup d’autre, la guerre de 39/45 a laissé des blessures importantes, mon oncle, le fils de ma grand-mère maternelle y a laissé sa vie, jamais il n’a été oublié.

Ernest Poncet est né 3 aout 1920 à LAPRUGNE , ma grand-mère veuve de la guerre de 14/18 de Jacques Fradin, mon grand père (pas de hasard pour mon prénom) , c’était remarié avec Antonin Poncet .

Le 16 novembre 1942 il s'engage pour un an dans l'Armée d'Armistice et est affecté au 90ème Groupe 63ème Batterie. L'Armée d'Armistice ayant été dissoute il est mis en congé le 1er mars 1943 jusqu'à la fin de son contrat, le 15 novembre 1943. Il habitait avec ses parents agriculteurs à Laudemarière Creuzier le Vieux

Le 26 août 1943 il est recensé pour le S.T.O. à Creuzier-le-Vieux, mais en est exempté en tant qu'agriculteur. S.T.O.: Le Service du Travail Obligatoire en Allemagne est instauré par Pierre Laval le 16 février 1943. Les premiers concernés sont les jeunes gens nés en 1920-21-22. Ils doivent aller travailler pendant deux ans dans les usines allemandes. Les réfractaires vont grossir les rangs de la Résistance.

Le 11 janvier 1944 il est arrêté dans la rafle effectuée par la Gestapo de Vichy à Laudemarière.

Mes parents, grand-mère, tantes mon expliqué qu’il avait caché chez lui une connaissance. Ce dernier était parti au STO (Service du Travail Obligatoire), était revenu en permission, mais n'était pas reparti. Il avait dissimulé ses vêtements sous son lit. Mon Oncle Ernest a été arrêté sur dénonciation, la Gestapo est allée directement regarder sous le lit ! Bien sûr il y a des soupçon sur l’auteur de la dénonciation.

Le 22 janvier 1944 il est déporté de Compiègne à Buchenwald où il arrive le 24 janvier par le convoi N° I.172. Il reçoit le matricule N° 42632 et, après la quarantaine, il est transféré le 16 février 1944 au camp de Dora.

Dora: Ce camp dépend à l'origine du KL Buchenwald qui n'est situé qu'à environ 80 km. Il a été créé en septembre 1943 pour accueillir dans ses tunnels l'usine de Peenemünde bombardée par la RAF le 17 août 1943. Les déportés travaillent en deux équipes de douze heures. Ils creusent des galeries dans des conditions abominables. Ils restent six mois sans voir le jour et couchent à même le sol. La mortalité est très élevée. Dora devient autonome en octobre 1944.

Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Il décède sans doute lors de l'évacuation le 28 avril 1945 à Eisenach (Allemagne) selon l'état civil de Laprugne et le JO N° 22 du 27 janvier 1898.

Son corps a été ramené dans les années 50, je devais avoir 7/8 ans, je me souviens qu’il y avait beaucoup de monde dont les anciens résistants prisonniers et déportés. Il y avait des personnes déportées avec Ernest qui ont expliqué à notre famille qu’à la libération du camp il été très malade , il était tellement faible que ses amis n’ont pas eu la possibilité de l’emmener avec eux et il serait décédé le lendemain, il faut préciser qu’il était parti avec une bronchite et que la gestapo ne lui a pas permis de se couvrir.

Ma grand-mère, ma mère, mes tantes en parlaient souvent, mon père a été très marqué par sa disparition car comme il disait « il aimait beaucoup son petit beau frère » Je sais que c’est une des raisons de l’engagement viscéral de mon père contre la guerre, le régime de Vichy, le nazisme .

Pendant la guerre il n’a pas été mobilisé puisqu’handicapé par la poliomyélite depuis l’âge de 3ans avec beaucoup d’opérations, ce qui lui a permis d’aider 2 de ses belles sœurs dont les maris étaient prisonniers et avait des enfants.

Beaucoup plus tard dans les années 80 des connaissances m’ont dit : maintenant il faut qu’on te parle, il faut que tu le sache, ton père nous a caché pendant la guerre donc jusqu’au bout nous nous serons la si tu as besoin d’aide . Effectivement je ne savais pas mais je me posais des questions sur ces personnes que je voyais souvent chez nous, en général clients mais je ressentais des liens sans en savoir l’origine .
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Inauguration d'une rue à son nom à Creuzier le vieux en présence de ma tante Yvonne sa soeur
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((/public/.INAUGURATION_CREUZIER__a__m.jpg||Inauguration2_Mai_1983.jpg, janv. 2020))

DAFY MOTO

DAFY MOTO :Naissance d’une longue amitié.

Un samedi après-midi un motard arrive en stop à notre garage à Boucé, il m’explique que sa chaîne de CB 750 Honda avait cassé à Chevagne 03, 80 km aller-retour on a le temps de discuter !

Un samedi ! C’est plus compliqué car il passe beaucoup de motos à l’atelier, j’en ai compté jusqu’à 30/40 et fermeture vers 22/23 H , mon père estimait qu’il fallait attendre mardi, j’étais ennuyé de voir ce motard de passage coincé, je discute avec les gars à l’atelier la façon d’ arranger le travail et je pars avec un des FIAT 238 et le proprio de la sept et demi .

Pendant le trajet aller retour, 80 km, on a le temps de discuter, de faire connaissance et en particulier je lui expliquais que l’on avait des difficultés pour se fournir en pneus en particulier les K81 Dunlop les plus courant à l’époque, de plus j’avais commencé de faire venir quelques accessoires d’Angleterre .

La chaîne en cassant avait défoncé le carter moteur, comme d’habitude, la réparation logique exigeait le remplacement des carters moteurs ! La facture était élevée (je me souviens qu’une paire de carter valait environ 2500 fr soit 380 euros sans compter les coussinets, les joints la main d’œuvre etc ) beaucoup de motards ne pouvaient assurer ce coût.

J’avais déjà testé une réparation, sans garantie, mais qui tenait le « choc » avec une plaque d’alu collée à la l’Araldite, sans démontage, Emmanuel ne pouvant se payer les carters je lui ai fait cette réparation.
J’avais été inspiré par l’ancien pilote de F1 Dan Gurney, j’avais lu dans un reportage qu’il avait été difficile de fondre le carter moteur de sa F1 d’une seule pièce il était donc fondu en deux pièces assemblées à la colle Araldite. Je connaissais un peu le principe, Homelite que je vendais,l’avait fait pour les carters réservoirs de leurs tronçonneuses .

Le mécano qui avait monté la chaîne avec une attache rapide n’était pas compétant, c’était interdit par Honda l’expérience ayant montrée la faiblesse de ce montage.

A l’occasion de ses quelques visites nous avons continué de parler de la possibilité d’aller en Angleterre chercher des pneus et accessoires, Emmanuel, maîtrisant bien l’anglais, m’a donc proposé de tenter le coup.

Pour premier voyage il est parti avec une immense valise attachée sur le porte bagage de la CB750. Une nuit, 1 H du matin, le téléphone sonne ! C’était Emmanuel de Birmingham il m’annonce qu’en tout et pour tout il avait trouvé une dizaine de K81 sur l’Angleterre et fallait-il les envoyer ? Ma réponse a été claire : Oui, il y a des bécanes d’arrêtées faute de pneus ! Il est revenu avec des vêtements de pluie et d’autres accessoires dans la grande valise, ensuite il a fait le trajet avec la 404 Peugeot break de sa maman.

L’idée d’un magasin naissait et il me demande si Vichy était intéressant je lui est répondu : non Clermont Ferrand s’impose.

Dafy Moto est né, ainsi qu’une longue collaboration et amitié encore d’actualité.
Le premier local avec Emmanuel :

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https://www.dafy-moto.com/notre-histoire.html

vendredi 15 mars 2019

LES ATELIERS DE 1932 à 1995

Depuis 1932 année de mariage et d’ouverture de l’ atelier de mon père jusqu’à ma cessation d’activité en 1995 nous avons eu 5 locaux différents .

Mon père c’est tout d’abord installé à Créchy dans la grange de sa tante puis en 1938 il a eu l’opportunité de reprendre un garage à Boucé dont le mécano arrêtait ( Il avait un peu trop arnaqué les clients !)
CRECHY

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Ce garage était en bois et le proprio ne l’entretenait pas, années 50 il devenait dangereux, le paternel faisait faire des renforts par un de ses clients charpentier mais c’était insuffisant donc il a loué un autre local à Boucé, une ancienne écurie et remise de la poste, on distinguait encore l’inscription au dessus de la porte avant que mon père fasse repeindre la façade début 1960, le bureau et stock de pièces à 200 mètres nous obligeait a d’incessant aller et retour.
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SECOND ATELIER

PREMIERE 1962
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La concession Honda Motoculture et Moto prenant de plus en plus d’importance il était difficile de travailler dans le local ou nous étions, de plus nous étions de plus en plus nombreux ; nous avons donc décidé fin 1971 la recherche d' un autre local, nous avons acheté celui de notre voisin ancien charron et constructeur de remorques agraires Charles Chevalier.

La partie avant était récente et adaptée au poids lourds, il était sous-traitant pour les grues Potin, de août/septembre 72 à fin avril 73 j’ai fait double journée pour réaliser l’électricité, les établis, les rayonnages, concevoir les agencements bureau, magasin expo, magasin pièces, atelier etc .... Les ETS Cousset charpentier à Lapalisse me réalisant le plancher du grenier, les cloisons déterminant le magasin et bureau ainsi que les plafonds en plaques aluminisées et laine de verre .

L’atelier de formation Honda France m’a inspiré pour la netteté, donc j’ai peints le sol avec un produit Shell, le Matcosol, rouge foncé, je m’en souvient pour l'avoir peint de nuit, malgré toutes les fenêtres et portes ouvertes la toxicité m’avait provoqué des nausées et des brûlures d’estomac, j’ai fini vers 4h du matin .

Une chaudière d’occasion à air pulsé pour le chauffage de l’atelier de 100 m2 et du magasin de pièces détachées incorporé. Les établis pas trop larges pour éviter l’accumulation de matériel, rayonnage inférieur pour stocker les pièces au démontage et rayonnage à l’extérieur pour le rangement des pièces des machines en attente .

L’ouverture se fera début mai 1973 Quelques photos en 1976

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ATELIER_76.jpg 1976: Montage de ma Z900 KAWA MARTIN, préparation d'une Z400S3 de la coupe kAWA, réparation d'une Yamaha 125 DTE

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Nous n'avions pas encore fabriqué les portes de la façade

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1977 nous décidons de nous rapprocher d’un centre plus important, c’était dans l’air du temps de la part des marques comme Honda, nous cherchons un local dans les environs de Vichy, un ami commerçant à Cusset nous conseil le hangar d’un ancien carrossier, 900 m2, nous faisons aménager la partie non fermée destinée à l’origine pour de la carrosserie poids pour le magasin et au printemps 1978 nous ouvrons avec le but de terminer l’aménagement pendant que nous y seront .
Les débuts

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Quelques années plus tard

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jeudi 25 octobre 2018

RECONSTRUCTION 125 GNOME et RHÔNE

Depuis quelques années je désirais reconstruire le 125 Gnome et Rhône R4 de compétition avec lequel le paternel a couru de 1949 à 1952 année, en l'essayant sur route, il a eu un grave accident détaillé dans "HISTORIQUE", Entre 49 et 52 le R4 a subi beaucoup d'évolution, mais il avait conservé ses pièces principales, -Cylindre
-Culasse
-Echappement
-Selle
-Plaque N°

Ce que j'ai fait également; il restait à rassembler ce qui manquait soit: un cadre une roue arrière, un garde boue avant etc J'avais 5 à 7 ans mais la passion m'a fait enregistrer beaucoup de choses, pour le reste je ferai en gardant l'esprit de l'époque , voici le modèle: GNOME_R4_.jpg Clermont Ferrand sans doute 1951

Je débute par les repose pieds

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Avec la commande de frein AR

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L'ensemble selle plaques à numéros ont besoin d'un sérieux rafraîchissement au bout de 61 ans , le R4 n'ayant pas de suspension arrière le paternel l'avait réalisé avec des ressorts de soupapes de voiture, je crois avoir retenu qu'ils proviennent de Citroën.

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Gilbert était féru d'aérodynamisme il avait donc suivi ce qui se faisait à cette époque comme on le constate sur l'arrière du 125, la roue arrière était flasquée avec du rhodoïd, ce que j'ai prévu aussi, l'avant ne l'était pas pour éviter une prise au vent latérale dangereuse pour la tenue de cap, la plaque à numéro avant courbée.

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Le réservoir modifié au niveau des genoux et de la goulotte de remplissage pour adapter le bouchon rapide, j'ai retrouvé exactement le même refabriqué ;

Le réservoir est en voie d'achèvement, il ne restera plus que la peinture, le garde boue arrière aussi est adapté;

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Une révision de l'échappement était nécessaire car il avait vu plusieurs motos dont, je pense, le mégaphone de la 350 BSA ensuite il l'avait modifié pour le 125 en s'approchant d'un détente avant la mode .

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vendredi 19 octobre 2018

DIALMAX ?

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D’où vient ce nom?

DIALMAX c’est une histoire de famille créée dans les années 60

DIALMAX vient de DIALectique et de MAXimum L’emploi de la dialectique au maximum C’est-à-dire réfléchir, accumuler les symptômes, les relier, faire la synthèse, découvrir la vraie cause de la panne ou des problématiques, d'une manière générale « chercher le pourquoi du comment », pour ce faire, discuter du problème à résoudre afin de trouver les meilleures solutions, pour pallier au défaut de conception, imaginer le processus ayant engendré la casse, la panne, ce problème.

Mon père et moi avaient remarqué que trop souvent les gens se contentent d’éliminer la conséquence, ou ne vont pas au maximum de ce qui peut être réalisé. C’est pourquoi dans les années 60, ils avaient décidé de donner un nom à cette façon d’aborder leur travail : la « méthode DIALMAX ». DIALMAX, c’est aussi une éthique, une attitude franche et honnête vis-à-vis des clients ou interlocuteurs avec une information et une formation permettant une bonne utilisation du produit pour installer un climat de confiance favorisant la fidélisation.

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1963-1er COURSE A CHARADE .

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Elevé au milieu des motos et assistant à quelques courses de mon père je ne pouvais qu'en rêver mais ce n'était pas aussi simple et je m'en suis vite rendu compte mes parents ne le désiraient pas, mon père expliquait à tous que la course était moins dangereuse que rouler vite sur route ouverte mais ça c'était pour les autres !!!!

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1963 Le moto club d’Auvergne désirait développer les courses de 50 cm3, il fallait des pilotes, déjà 2 jeunes de Clermont Ferrand avaient décidé de courir, André Fargeix et Patrick Dépailler, les amis de mon père en étant les dirigeants on imaginé que je pourrai le faire aussi, invitation à déjeuner dans un bon restaurant auvergnat, discussions, retour à la maison ? Naturellement je ne rêvais que de ça. Dimanche suivant rebelote ! Le soir c’est OK , d’autant plus que mon 50 cm3 Paloma Super Flash de base 1962 avait bénéficié début 1963 du nouveau cadre avec les fixations supérieures d'amortisseurs plus longue, la nouvelle fourche à ressorts apparents possédant un arceau auquel j'avais rajouté deux colliers la renforçant encore; elle était déjà bien préparé car pendant l'hiver nous avions travaillé sur le moteur pendant un mois et demi mon père et moi, je rentrais de l'école avec une vieux cyclo, je cassais la croute, les devoirs et au boulot sur le 50, il était équipé d’un sélecteur de vitesses au pieds en place de la poignée tournante, celui-ci provenait de ces kit (marque VITEX)adaptable sur les anciennes moto, que nous avions adapté. La décision d’aller faire un essai le dimanche suivant sur le circuit était prise ; nous voulions savoir les adaptations nécessaires pour rendre le 50 compétitif. Dimanche suivant, la Paloma attachée dans la Vieille Citroën 11 U 1936 notre seul auto!!!! Photo trouvée sur le net

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Direction le circuit de CHARADE, 8 km, 52 virages, habituellement c’est une route ouverte mais qui a bénéficié d’un revêtement exceptionnel pour l’époque. Cette après-midi nous a permis de déterminer le démultiplication en effet ne disposant que de 3 vitesses il était clair que la première serait utilisé pour démarrer, la seconde dans les côtes et la troisième en descente, ensuite nous avons décidé de lui trouver des CV supplémentaires, il faut aussi penser qu’elle me servait pour aller à l’école tous les jours, elle avait déjà 12000 km ! Tout d’abord séance de chronométrage pour savoir ou nous en étions, confirmation des bonnes performances que j’avais constatées, environ 107/108 km/h chrono Démontage du moteur celui-ci étant déjà bien préparé, en effet j’avais été à l’école pendant 1 mois ½ avec un vieux cyclo et le soir après les devoirs, le jeudi, le week end je travaillais sur le moteur, travail des carters, polissage équilibrage bielle villo. J’ai eu l’occasion d’essayer mon villo sur un moteur normal, surprenant la différence !!! Le refroidissement par air forcé conservé nous avions supprimé une ailette sur 2 au rotor et surprise le souffle était plus puissant !!! On va se contenter de retravailler encore le cylindre et moins 3mm à la culasse pour modifier la chambre de combustion, taux de compression 14/1. L’allègement a été réalisé par la pose de 2 garde-boue en alu, de jantes plus fines équipées de pneus 23x200 plus fin ayant moins de résistances, roulements de roues très libres et lubrification par de l’huile, suppression des joints, j’avais déjà monté 2 moyeux plus grands de 130 mm au lieu des 110 mm d'origines. L’échappement déjà réalisé était doté d’un papillon de carburateur d’auto à sa sortie commandé par une manette genre réglage avance de façon à modifier la contre pression suivant le profil de la route ( j’avais déjà testé cette idée sur mes 50 à courroie mais avec une tôle fine dont je réglait la dureté avec l’appui d’un ressort, amélioration à bas régime) Reste le choix du carbu, on avait passé le conduit d’admission à 22mm (à l’époque tous estimait que 19 était le maxi) désirant remplacer le Dell Orto UA19S à trompette d’origine, mais le compte en banque ne nous permettant pas l’achat d’un « racing » et connaissant bien les Tillotson de tronçonneuse nous avons décidé de tenter l’expérience, il s’adaptait directement sur le cylindre, nous avons décidé de le cacher par 2 caches en mousse faisant office de filtre et tranquilisateur. J'avais fait un petit tête de fourche en partant de la petite carène d'origine retournée 2 feuilles de dural pour prolonger et maintenir le pare-brise .

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Avant le départ j’ai surpris quelqu’un avec une caméra essayant de les soulever pour filmer !!!! je lui demande ce qu’il fait et il me dit : pourquoi le carbu est caché ! je lui répond : « c’est un filtre », « hum c’est bien qu’il y a quelque chose à cacher ! » Compte tenu des remarques faites sur le circuit il nous fallait un pignon de sortie de boite plus grand, 15 dents, il n’existait pas, M. Michaud de Puteaux avec lequel nous travaillons pour des réalésage nous a demandé la fourniture d’un pignon de 15 dents, d’un origine mort et avec les deux il en a réalisé un. Toute cette préparation c’est échelonnée sur 3 semaines, à cette époque nous n’avions pas de mini meuleuses, tout était fait à la main ; La remise en route c’est effectuée début d’après-midi le vendredi veille de la course, il a déjà fallu « habituer » le moteur au carbu, ensuite je suis parti sur la route pour faire un rodage rapide nous avions monté des segments neufs . N’ayant pas de compte tours, j’ai calculé le régime moteur maxi, je trouve14800 tours , je n’y croyait pas ! J’ai pu le vérifier quelques années plus tard quand j’ai acheté un compte tour d’atelier. Je dépassais les 120 chrono, d’ailleurs par la suite je roulais sur la route avec et je m’amusait quand je doublais les Dauphines et autres autos !

Les performances étaient au rendez-vous, mais le pignon de sortie de boite n’était pas arrivé, le facteur (client cyclomoteur) a fait son possible pour qu’à la première heure le samedi matin nous ayons le colis, le monter, charger le 50 dans la vieille Citroën, plein pot jusqu'à Charade, pas le temps de réfléchir descendre le 50 et pendant que je m’habille mon père le fait chauffer et je vais faire les essais, tout à ma joie j’oublie qu’ils sont chronométrés, à chaque tour je ralenti pour dire à mon père : c’est formidable ,il marche du tonnerre, je les double tous !!! plus de 140 dans la descente ! Fin des essais et là j’apprends que j’avais fait le 7 ème temps en ne faisant pas un tour complet à fond !!!! L’après-midi juste avant de partir on apprend qu’un pilote, HERRANTZ, c’était tué mais pas le temps de réfléchir il faut rejoindre la ligne de départ. Le seul ennui du manque de temps dans la préparation se situait au moment de la mise en route ou je ne pouvais pas accélérer de suite, il fallait que j’attende quelques secondes c’était d’autant plus préjudiciable que le départ , à cette époque, ce faisait moteur arrêté. Je n’ai pas réagis assez vite au baisser du drapeau, le temps que le moteur monte en régime ils étaient tous devant, j’ai effectué un véritable slalom dans la côte qui mène à Manson pour doubler au moins 15 concurrents, ensuite quelques autres et je crois reconnaître plus loin 2 des « cadors » de la catégorie Dayan sur Ducson et Vigreux sur Kreidler, je les ai remontés et doublé, ensuite il y avait Lambert et son Itom j’ai perdu un peu de temps la bougie s’encrassant dans la descente (j’utilisais les Bosh racing du 125 Gnôme de mon père un peu froide) mais c’est reparti, et puis il me semait un peu dans le faux plat avantagé par sa boite 4 vitesses (3 pour moi) j’aurai pu faire le forcing pour le passer mais je ne savais pas où j’en étais (je ne croyais pas être aussi bien placé !) et je repensais à ce que m’avait dit ma mère avant de partir, elle était au lit avec une "crise de foie"( c’est le terme habituel à l’époque, en vérité il a fallu l’ablation de la vésicule) : « surtout fait attention et va pas trop vite » !!!!! 5 tours soit 40 km je trouvais ça beaucoup trop court. J’ai connu ma place après l’arrivée avec des déceptions, 5ème avec une machine correspondant à la catégorie sport proche de l’origine, avec un meilleur départ et en connaissant ma place j’aurai fait l’effort d’en gagner une ou 2 encore. Le lendemain matin nous discutions au restaurant du circuit avec les autres du MCA (Fargeix, Dépailler 1er et 2 ème) ils étaient étonnés des performances de la Paloma ! Ils m’assuraient qu’aux essais ils n’arrivaient pas à me suivre !!!! Pourtant habitant sur place ils roulaient sur le circuit tous les jours

Le Départ

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mercredi 17 octobre 2018

LES AVIONS

6_patte_blog.jpg Les avions ont fait parti des points d’intérêt du paternel, fin des années 20 peut-être 30, il travaillait au Mayet de Montagne et avec des copains ils ont décidé de monter un planeur d’initiation, à cette époque on apprenait « sur le tas » avec un engin volant qu’à quelques mètres ; je me souviens que mes parents me racontaient être aller chercher le bois à Villefranche chez le fabricant ; Ils avait monté un treuil sur un chassis d’auto et ils l’ont fait les essais dans un prés ; Membre de l’aéroclub de Vichy, à RHUE à cette époque, il y a fait la mécanique et il m’avait montré l’autographe que lui avait fait Maryse Bastier au court d’un de ses raids quand elle c’est posée à Vichy et que le paternel avait fait le ravitaillement de son avion . Il faut que je retrouve l’autographe dans les archives. Il m’avait inculqué cette passion aussi, pour noël 1955/56 il m’avait acheté un planeur animé par une petit moteur fusée « JETEX 50 », en vol libre à cette époque, c’était très chouette il volait bien, une fois le lançant à partir du champs derrière chez nous il a survolé les maisons et les voisins étaient surpris par le sifflement du moteur leur faisant lever la tête, il s’est posé dans le jardin de l’école sans mal.

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Un an ou deux plus tard, fana de tout ce qui allait vite j’avais commandé un kit à la « Source des Inventions » à paris pour construire un Mirage lll , 25 cm d’envergure, motorisé par le petit « Jetex50 » Il tenait plus du fer à repasser que du planeur, le vol était très court ! Mes 2 petits copains suivant mon idée on a créer un mini aéroclub, nous imprimons des cartes avec la petite imprimerie que nous utilisions à l’école pour notre petit journal « ma belle plaine » que nous vendions au habitants du village et aux clients de mon père ce qui me permettait d’acheter des avions à Cusset ou Vichy car la semaine j’étais en sixième au collège de Cusset. Bien sûr ce ne sont que de petits engins à moteur caoutchouc ou planeurs mais nous nous amusons bien ; Les années passent puis un automne 1980 mon épouse me pose une question : je ne comprend pas tu achète des bouquins sur l’aviation, les modèles réduits et tu n’en fait pas ! - Oui tu as raison, j’en ai fait il y a longtemps mais je n’ai pas recommencé - Et bien ce sera impeccable on t’achète ça pour Noël mais tu sera obligé d’être avec nous pour choisir! Noël se passant à Menton dans la famille direction Vintimille chez le quincailler connu comme très compétent, c’était un « Devil » le restant de l’équipement provenant du « Ballon Rouge » à Vichy, ne pas confondre avec le « Ballon DE rouge », adhésion à l’Aéroclub de Magnet devenu celui de Lapalisse depuis pour apprendre à piloter J’arrive sur le terrain le premier dimanche, je déballe, j’assemble le coucou, un gars vient me voir il le regarde sur toutes les faces, me demande si le moteur tourne, je le mets en route il me dit : - C’est tout bon, tu a fait ça tout seul ? - Ben oui ! - Ca doit voler Il le fait décoller le repose, c’est nickel et viennent les premières leçons, très directif mais ça permet de progresser et nous devenons ami Gérard et moi. Ce pauvre avion de début à beaucoup souffert entre mes mains et celle de mon ami Gérard qui le prenait pour faire les concours de vrilles dans les meetings, son esprit compétiteur le poussait à attendre le plus longtemps possible avant d’arrêter et paf c’était trop tard ! ! Je l’ai tellement recollé que je l’avais rebaptisé sur l’aile « Devil Araldite » son poids s’en ressentait !!!!

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Le second construit un petit « Pik AS » à aile basse toujours motorisé par l’ OS 25 FSR 4cm3 qui équipait le Devil, un échappement adapté lui permettait de prendre beaucoup de tour avec une bonne hélice, il était très amusant ; je l’avais monté en tricycle sous les conseils des copains en ayant eu un ainsi qu’augmenté la surface de la dérive . Le troisième je le vois en photo dans les bouquins, la boîte venait de sortir , un Starlet avec une aile parasol, maquette d’un avion américain amateur, je décide de l’équiper du premier 4 temps qui venait de sortir l’OS 40 FS de 6,5 cm3, très joli mais d’un pilotage un peu délicat surtout pour le décollage, un copain en ayant construit un équipé du moteur OS Wankel se révélait plus facile.

Le PIK-AS et le Starlet PIK_AS_et_STARLET.JPG STARLET.jpeg

Je me suis beaucoup amusé avec le PIK AS, le Starlet ne pouvant le remplacer j’ai cherché quel modèle construire pour retrouver ce plaisir au pilotage, je désirais plus puissant, mon ami Claude me conseil le Fiesta, effectivement très amusant aussi avec un 6,5 cm3 OS équipé d’un résonateur .

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J’avais envie de construire un engin original, pas très gros, performant, discutant avec un autre ami, Jean Paul, il me parle d’un plan MRA (magazine avion modèle radiocommandé ) du Corsair à réaction, il me plaisait , j’acquière le plan et suivant ses conseils le modifie en prenant l’avant dernière nervure comme dernière pour augmenter la surface de l’aile Je prévois le montage du 6,5 cm3 du Fiesta, je réalise un résonateur incorporé dans le fuselage, pour l’équilibrage je place le réservoir sur l’arrière avec un second plus petit à l’avant, sur le modèle des carbu de tronçonneuses je fais une pompe à membrane pour alimenter le réservoir avant. Carburation un plus longue à mettre au point mais il volait, malheureusement il a eu une ratée à basse altitude, à la reprise du moteur il a passé sur le dos et crash !

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mardi 16 octobre 2018

EMBOUTEILLAGE Lapalisse 13/14 oct 2018

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Mes quelques photos ici: https://photos.app.goo.gl/Ah1CLnY4iZg5cNaE6

Succés encore cette année pour l'embouteillage, beaucoup de monde ( au moins 25000 ) très belle météo . J'aurais aimé un peu plus de motos,

Une déception dans l’organisation, pour cette manif l’aire camping car est interdit car il doit recueillir certains participants, c’était le même dispositif en 2016 donc nous avions été nous garer de l’autre côté de la Besbre dans la petite route, déjà les habitants nous avaient donner leur accord et cette année plusieurs nous ont proposé de ce garer chez eux si c’était nécessaire, donc les six camping-caristes d’il y a deux ans, bien rangé aucune gêne a la très faible circulation sur cette voie. Vers 18h30 un employé municipal est venu nous dire qu’il fallait partir par rapport à l’arrêté, il n’y en avait pas d’affiché et il ne pouvait pas nous le montrer !!!!!Nous avons discuté gentiment d’autant plus qu’on se connaissait un peu ! Logique on se croise souvent au marché, à l’aérodrome etc etc Nous avons fait remarqué que l’an dernier déjà l’aire et parking a resté pratiquement vide tous le weekend, de ce fait j’ai pris des photos cette années qui montre la même situation, 21h30 vendredi, matin, midi, soir, samedi, et dimanche ! Il était possible de si garer normalement, d’autant plus que si nous n’étions pas inscrit à l’embouteillage nous étions participants dans une certaine mesure, déjà en étant clients des commerces divers ( j’ai les tickets de caisse) Vendredi fin d’après midi nous avons parler avec des camping caristes de passage qui devaient dîner au Moulin Marin mais qui était très déçu de ne pouvoir s’arrêter sur l’aire vous deviner la suite et le défaut de client pour le restaurant ! Je suis très surpris de ces décisions à Lapalisse, j’ai l’habitude de promotionner ma région en soulignant l’accueil, dorénavant je vais tourner 7 fois ma langue dans ma bouche avant de l’ouvrir. Six ce sont garé dans la nuit sur l'aire, il n'y en avait que 3 avec un véhicule de collection .

vendredi 24 août 2018

HISTORIQUE

6_patte_blog.jpg Depuis quelques années j'y pensais, des proches, des amis m'y incitaient, dont l’un d’eux m’a dit : « Ce n’est pas moi qui va le faire, si tu ne le fais pas c’est à coups de pieds dans le cul que je vais t’obliger à le faire » Je me suis décidé à raconter une partie du parcours familial sur le forum « Cuir et Mégaphone » en janvier 2009 et je vais compléter ici en reprenant cette base.

Tout débute avec le paternel Gilbert Rémondin né le 23 / 11 / 1911 à Créchy allier, 2 catastrophes l’atteignent en 1914 le décès de son papa et il contracte la poliomyélite. Cette maladie se concentre dans sa jambe droite et limite son développement il subira de nombreuses greffes ne compensant que partiellement le handicap, on parle souvent de l‘attitude de certains jeunes aujourd’hui mais il faut dire que ce n’était pas mieux il y a 100 ans, il revenait de l’école écorché, souffre-douleur de certains.

A 14 ans, apprenti pâtissier à Vichy, il est renversé par une auto et c’est encore la jambe droite qui est blessée, elle subit la casse du fémur, s’en suit de nombreux mois d’hôpital, il en profite pour lire tout ce qu’il a sous les yeux amené par ses voisins de chambre beaucoup plus âgés et en particulier les bouquins scientifiques. A sa sortie il ne retournera pas en pâtisserie mais en mécanique .

Dans les années 1920 il a travaillé à la concession FIAT de RIOM ou il a fait la connaissance de la personne qui sera son meilleur ami, RENE, ses parents étant clients du garage et ayant vu que mon père était fana de motos il lui a demandé de s'occuper de la sienne et ce fut le début d'une longue amitié entre les deux familles.

2 - GILBERT révolté contre l'injustice Au premier plan sur la photo ci-dessous sur sa 175 Monet Goyon type « Champion de France » à 18 ans (1929) il travaillait au garage FIAT de RIOM Puy de Dôme. Le démon de la préparation, de la mise au point, de la vitesse le tenaillait déjà, on constate l’allègement de la bécane et sa position pour la photo ! La plaque d'immatriculation pas tout à fait aux normes et avec la tête de mort

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Après plusieurs ateliers automobile, dont la concession FIAT de RIOM (puy de dôme) il m’a fait remarquer, quand les japonais ont utilisé la chaîne HYWO dite silencieuse, qu'il connaissait déjà ce montage sur les distributions de FIAT de cette époque ! I Le dernier garage fut celui de M.Tantot au Mayet de Montagne sympathisant avec le fils celui-ci décide mon père de venir travailler chez le sien et il fait la connaissance de ma mère Clotilde qui travaillait au restaurant bistrot de Valentine et Phillipe Matichard Ils se marient et s’installe en 1932 à Créchy allier axant son activité essentiellement sur la moto et le vélo dans la grange de sa tante. La photo ci-dessous les montre tous les deux à cet endroit avec deux Gnome et Rhône, sa marque préférée, une 250 Junior et une 350 culbutée CM2.

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Gilbert s'est occupé d'un jeune de 14 ans désirant courir à vélo, Lucien Potier, le voici pour la course de St Germain des fossés de photo avec mon père derrière lui.

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1939, mes parents, l’épouse de RENE sont meilleur ami au guidon de sa Gnome et Rhône flat twin CV2 500 cm3 ,

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Jusqu’à la déclaration de guerre la vie n’était pas désagréable, 1936 il reprend un garage à Boucé, dans son idée ce n'était que provisoire car il pensait aller sur Clermont plus favorable à la moto et où il avait des clients, des amis et faisait partis du MCA ; les progrès dans la condition ouvrière avait fait progresser l’artisan qu’il était, le garage tournait bien et comme il disait le samedi c’était astiquage de l’auto ou la moto et sortie jusqu’au dimanche soir.
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Les mois les années d’hôpital quand il était jeune l’avait incité à lire, il s’intéressait à beaucoup de sujet et en particulier il voyait arriver la catastrophe, il avertissait tout le monde, on ne le croyait pas, le jour de la déclaration de guerre a failli lui être funeste, mais c’est une autre histoire.

Comme je le disais les années noires arrivent, je n’ai pas de photos de cette époque sauf si j’en découvre plus tard !

Une anecdote, si l’on peut en parler de cette façon, dont un side car en est la cause .

Mon père entretenait les armes de la résistance dans son atelier un des ses copain était présent (il faut savoir, pour la suite, que Jules avait un embonpoint très conséquent) ils entendent des bruits de moteurs, regarde par une fente de la porte et stupeur !!!!L’armée allemande !

Mon père sort par une petite porte latérale pour aller au devant, il connaissait leur « pédigrée » ayant fait une reconnaissance auparavant avec une traction et c’était retrouvé face à une mitrailleuse !

La colonne « DAS REICH » qui se repliait après le massacre d’ Oradour sur Glane.

Les Allemands désiraient faire réparer la roue crevée du side, il n’a jamais travaillé aussi vite et voulait leur en faire cadeau car ma mère était occupé à la préparation de tracts des FTP (Francs Tireurs et Partisans) à la maison, mais eux, le comble, voulaient payer, en allant vers la maison mon père se voyait tous les deux fusillés, mais elle avait eu le temps de tout cacher !!!!!!!!!!!! Il nous disait n’avoir jamais autant transpiré.

Et Jules dans tout ça ? Terrorisé il ne s’est pas rappelé par où il était sorti mon père non plus !!!!!! Il m’a ne malheureusement pas tout raconté sur ce qui s’est passé pendant la guerre, parmi la péripétie en voici une, un jour des cultivateurs du village viennent le trouver et lui disent : - Bébert (diminutif de Gilbert) ça ne peut plus durer de marrer les racines ( chez nous une pioche est appelée « marre » pour désherber les betteraves appelées « racines »et la terre est comme l’on dit « amoureuse » c’est-à-dire très argileuse ) avec de l’eau il nous faut du pinard trouve une solution pour aller à St Pourçain chez un vigneron en chercher.

Il avait caché sa belle Citroën 11 U type M à moteur de traction achetée en 1938 à Paris elle avait 4/500 km et avait remis en service sa C4 en la modifiant avec plusieurs réservoirs et robinets permettant de la faire rouler avec le carburant disponible ! Il a rajouter un phare monté au bout d’un tuyau de poêle créant un faisceau moins visible sur le toit orientable de l’intérieur pour chasser le lapin la nuit et donc utile pour aller chercher le vin sans se faire remarquer en éclairant juste le bas-côté de la route, derrière, attelé sa remorque style bétaillère avec les tonneaux cachés par des betteraves plus un vélo de façon qu’un des accompagnateurs puisse aller reconnaître la route .

Normalement ils étaient de retour tôt le matin alors qu’il faisait encore nuit mais une fois ma mère s’inquiétait, 6h personne, 7h personne 9h toujours rien et à l’époque pas de téléphone portable !!!!!!En vérité ils étaient bloqué avant le passage à niveau de Chazeuille à varennes sur allier car les Allemands étaient là, périodiquement ils allaient voir avec le vélo et les jumelles si la voie était libre, elle le fut qu’à 14 h !!!!!!!!! 1963 un monsieur à la foire de st Pourçain prend commande d’une tronçonneuse, quelques jours après mon père m’emmène avec lui pour la livrer en prenant le chemin avec la Panhard mon père me disait « c’est curieux j’ai une impression de déjà vu » dans la cour de la ferme le client nous attends, mon père descend la glace et le monsieur dit « alors vous vous reconnaissez ? » « merde je venais chercher du vin chez vous pendant la guerre ! » Dix ans plus tard ma futur épouse me propose de faire la connaissance d’un de ses oncles, en empruntant un chemin je lui dis « je sais où l’on va » et le tonton de me dire « content de te voir Jacky » c’était la même ferme et le gendre de l’acheteur de la tonçonneuse !

La libération arrive, fêtée comme il se doit, je suis né 9 mois après !

Porte monnaie très plat, 2 beau frères prisonniers, élever les 3 enfants, aider les 2 belle sœurs, une certaine éthique lui interdisant le marché noir.

Afin de fournir des 2 roues à ses clients, il rachète des motos, aux domaines, qu’il refait et parmi celle-ci il choisit une 350 BSA B24 des années 30 dont-il va préparer le moteur pour courir.

Il a toujours voulu montrer que malgré son handicap il avait autant de compétences que les autres.

Je situe les photos suivantes en 1946 mon père a daté presque toutes ses photos mais quelques années plus tard et de par son équipement et celui de la BSA j'ai des doutes pour certaines:
Victoire à Clermont sur le vélodrome du stade Phillipe Marcombe

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GILBERT_DEPART_BOURGE_1946.jpg

La photo ci-dessous à BOURGES en 1946, record du tour en 350 Le détail qui tue ! à l’époque tous était habillés chemise cravate ! « Résistance » grâce à lui ce n’est pas un vain mot dans la famille

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Moulins, il avait gagné, ce qui n‘a pas été exceptionnel.

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Sa BSA B 24 s’améliorait petit à petit, suppression du lourd garde boue avant, allègement de l’arrière, surélévation des repose pieds (importance de la garde au sol, il affectionnait les virages) soucis d’aérodynamisme notons la forme de la plaque à N° avant !

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Il a fallu que j’attende un an de plus pour ressentir les sensations que procurait sa moto, en effet c’est à 3 ans que je me suis retrouvé assis sur le réservoir !!!! déjà la « piquouse » mais je vais être franc, malgré plusieurs petits tours je me souviens d’être sur le réservoir, de voir la route mais ce n’est pas très précis ! Je regrette de ne pas connaître exactement la préparation qu’il avait réalisé sur le moteur, la encore je découvrirai peut être des écris, il notait beaucoup, idées, réflexions, de tous sujets.

Il a fallu que j’attende un an de plus pour ressentir les sensations que procurait sa moto, en effet c’est à 3 ans que je me suis retrouvé assis sur le réservoir !!!! déjà la « piquouse » mais je vais être franc, malgré plusieurs petits tours je me souviens d’être sur le réservoir, de voir la route mais ce n’est pas très précis ! Je regrette de ne pas connaître exactement la préparation qu’il avait réalisé sur le moteur, la encore je découvrirai peut être des écris, il notait beaucoup, idées, réflexions, de tous sujets. Circuit de Bourges, 47/48 ? la BSA a subit des évolutions, toujours ce soucis d’aérodynamisme qui a suscité avant le départ la contestation de certain qui lui reprochait d’avoir monté son garde boue à l’envers, ils voulaient lui couper avec une cisaille !!! Le guidon est plus bas également. Ses pneus ont aussi été les sujets de réclamations, il roulait avec des enveloppes usées qu’il redessinait avec une scie à métaux et des pressions relativement basses. Pendant une course à Bourges il a découvert les bienfaits de la glisse !!!! le circuit passait sur la place de Séraucourt et la trajectoire classique obligeait à un large détour, au essais il remet les gaz un peu tôt, la roue arrière glisse , ¼ de seconde il pense « c’est fichu » et il constate être pile en face de la sortie, gaz à fonds et du temps de gagné !!!! les tours suivant il a eu la conviction que le bon truc était là ! Il fallait donc le répéter pendant la course ; ce qu’il fit record du tour à l’appui toute catégorie.. Il aimait raconter son passage à chaque tour, un curé c’était placé juste en face de l’endroit où il partait en glisse, visage effrayé et il faisait son signe de croix !!!!! Sur le réservoir il avait écrit : de l’amour ou de la haine, jamais d’indifférence.

On remarque la présence de trous sur le mégaphone, sans doute un des tests qu’il a fait pour augmenter les performances mais je n’ai pas de souvenir qu’il m’en ai parler plus tard.

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Nous voici en 1948, d’après mes déductions, effectivement par le plus grand des hasards je suis sur la photo et comme on m’a toujours dit que j’avais 3ans ! je suis dans les bras de l’épouse d’un ami de mon père. (flèche) Un des nombreux virages de la course de côte de la Baraque au dessus de Clermont-Ferrand qu’il affectionnait et qu’il a gagné souvent avec le record toute catégorie. Il avait la réputation d’un sérieuse « attaque » comme on le dit maintenant, et avant son départ les spectateur autour de nous disaient : tu vas voir , lui il est terrible dans les virages etc etc Ma mère et son amie rigolaient sous cape, et quand il est arrivé je me suis mis à hurler papa, les gens surpris ce sont retournés, mon père, dans son pilotage, a eu un mouvement de tête que j’ai eu vite fait d’interpréter : maman, il m’a entendu il a tourner la tête !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ah ! c’était certain quand on imagine le son de la BSA en mégaphone !!!!!!!!!
La tenue des hommes peut nous surprendre aujourd’hui, spectateurs d’une course mais chemise blanche veste, cravate ! juste derrière ou assis sur les bottes de pailles ! quoique, même encore à Charade années 60, c’était encore ça, pas besoin de télé objectif ! Photo la baraque avec moi

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Photo retrouvée par un vieil ami en 2012 .

LA_BARAQUE-_cadeau_Valeyre600dpi.jpeg.jpeg J’ai oublié une précision donnant de la valeur à ses performances, son handicap le gênant énormément pour pousser la moto à la mise en route il demandait souvent qu’on le pousse, mais il partait derrière les autres concurrents et bien entendu il fallait remonter ! Les débuts difficiles de sa vie (orphelin de père, polio, très nombreux séjours à l’hôpital, greffes, 14 ans une auto qui lui roule sur cette même jambe droite déjà martyrisée) lui ont donné une certaine rage, pas toujours facile la vie à ses côtés mais c’est lui qui a fait ce que je suis ! sans oublier ma mère aidée par sa gentillesse.

Ohoh !!! mais qu’est devenu la BSA ? je n’est jamais trop perdu sa trace, elle n’a fait que 2 propriétaires, le premier ne la jamais payé à mon père ! le second, ancien apprenti et ouvrier, la possède toujours, enfin ses restes .(c’est moi qui ai encore la carte grise ! Puisque jamais soldée)

Changement de motos, Toujours fidèle à Gnome et Rhône pour ses clients, il décide de passer à la catégorie 125, il fera sa préparation à partir du R4, je suppose en 1949 ou 1950, je me souviens, que sur la photo ci-dessous, course de côte de La Baraque à Clermont-Ferrand, il disait n’avoir pas eu le temps de faire toute la préparation et face aux performances insuffisantes il a tenté cette montée complètement allongé sur le 125, il s’est fait peur dans un virage ou il a failli tomber de la moto !!!!!!!! Je n’en suis pas certain mais il me semble qu’il avait fait 2ème !
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Cette attitude avait surpris beaucoup de gens dont le PDG des aciéries des Ancizes qui à l’occasion d’un voyage en Italie avait trouvé un maquette illustrant cette position, il l’avait offerte à mon père
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La maquette ci-dessus représente sans doute « Rollie Free » coureur moto qui avait battu le record américain de vitesse en 1948 sur le lac salé de Bonneville, en Utah

Ici sur le circuit de MOULINS il avait fait 2ème, son 125 a son aspect pratiquement définitif.

Gnome et Rhône proposait une version sport qui en particulier possédait un volant magnétique ABG garanti 9000 tours, mais grâce à sa préparation son moteur prenait beaucoup plus, je l’ai vérifié début des année 70 ou j’ai monté son moteur sur mon kart.

A cette époque pas de mini meuleuse, tout le travail est fait à la lime, il les chauffait pour leur donner la forme adéquate pour « gratter » les transferts, polissage équilibrage du vilebrequin, beaucoup beaucoup d’heures !!! L’échappement est constitué par un mégaphone, les détentes n’existaient pas encore quoique, quand on regarde son échappement il disposait d’un contre cône relativement important.

Il m’expliquait que pour comprendre le travail à effectuer il s’imaginait se déplacer à grande vitesse dans les conduits, la nuit, car il était insomniaque, pas de temps de perdu ! Il avait monté la selle qu’il avait fabriqué, elle possédait 2 petits amortisseurs fait avec des ressorts de soupapes pour compenser son absence sur la moto, ainsi que le mégaphone.

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La plus jolie photo avec son 125 GNOME ET RHONE R4 B dans son ultime version en 1951 et sans doute sur le circuit de Clermont-Ferrand. On remarque les modifications : La selle dont j’avais parlé, la roue arrière flasquée de rhodoïd, les commandes reculées, la roue avant équipée d’un moyeux plus grand ( 40 trous pour le moyeux, 36 pour la jante, en 71 quand j’ai voulu monter une jante dural sur ma CB 350, introuvable en 40 trous (sur ma 2èmè 350 en la sortant de la caisse je lui montait une fourche avec le disque de la 750), il m’a dit : tu dois arriver à monter ta jante 36 trous sur le moyeux 40 trous j’avais fait l’inverse, il avait raison ) le réservoir évidé au niveau des genoux avec un bouchon rapide, toujours le garde boue avant et la plaque pour l’aéro ! faible pression des pneus on le constate bien à l’arrière et toujours les pneus lisses retaillé à la scie à métaux ! et regardez bien il y a deux guidons !! le haut pour les virages et le petit pour les lignes droites !!

Progrès aussi dans la protection puisqu’il avait acquis blouson et pantalon de cuir (marron) je dois toujours l’avoir dans un coin .

Constatant les performances de son 125 Gnôme Rhône, beaucoup pensaient qu’il avait un moteur Italien !!! Il le démentait mais les autres restaient sceptiques ! Oui, un moteur français qui marche aussi bien ce n’était pas normal !

((/public/.GNOME_R4__m.jpg||GNOME_R4_.jpg, janv. 2020))

La photo ci-dessous, une capture d'écran sur le CD "l'Auvergne La Moto Charade" sans doute 1951 accroupi à côté du 125 .

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Malheureusement c’était la dernière année, 1952, retravaillant le 125, il va l’essayer sur la route, comme on le faisait à l’époque, une voiture la fauché, un client passant à cet instant la ramené dans sa voiture, il avait le fémur cassé, une fracture du crâne, un long calvaire à commencé pour tous car la remise sur pieds a été très longue mais contrarié de la non utilisation du Gnôme et Rhône il l’a prêté à un autre coureur qui en avait fait bonne usage.

R4_decoret.jpg


Je reste sur le côté compétition :

Les Ets CHARTOIRE fabricant des moteurs AMC devait lui fournir un moteur double ACT, c’est regrettable cet accident à fait avorter cette étape
. L'aventure circuit se termine, la guérison sera très longue, allongé, il entendait les moteurs, les ouvriers qui cherchaient et ma mère était obligé de faire des aller retours entre la chambre et l’atelier ! Mon souvenir est qu’il a vraiment retrouvé une forme correct plusieurs années après.

Il avait tenté de recommencer en préparant une 250 Gima à moteur AMC, je me souviens de voir le moteur ouvert sur l’établi alors qu’il le préparait, AMC lui avait fourni plusieurs ACT et à fil des essais il fonctionnait de mieux en mieux, il avait la 500 mono Matchless de son ami qui servait de comparaison avec un des ouvriers au guidon, la 250 AMC était bien devant . Je pense que le moral n’était pas à son top et au dernier moment il n’a pas couru avec à Moulins. 250.jpg




Il a participé aussi au rallye Vichy St Raphael ou St Raphael Vichy organisé par l’ASG , « association sportive des Graves » ( club multisport de l’usine d’armement Manurhin qui n’existe plus depuis peu d’années, qui avait fabriqué un scooter sous licence DKW)

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A l’occasion de l’un de ces rallye, partant de Vichy sous une pluie battante, il pilotait la 500 Matchless mono de son ami René, la canne attachée sur le côté car elle lui était nécessaire depuis l'accident , il me racontais qu’il avait fait arrêté Bernard Derreure complètement trempé, frigorifié dans un bistrot pour se réchauffer .



1953 ? 1954 ?

Un jour, début des années cinquante, une camionnette rentre dans sa cour, un monsieur en descend et vient trouver mon père : -Bonjour, j’ai acheté une moto de compétition et il faudrait me la remonter -Oui ! et c’est quoi -Une moto italienne, une BENELLI, Sa curiosité aiguisée il se précipite vers l’auto et la, surprise, il découvre des caisses !!!!!! la moto était complètement en pièces !! il commence à fouiller et découvre qu’il s’agissait d’une 250 double arbres -Vous avez toutes les pièces ? -Je n’en sais rien ! pas de bouquin et à cette époque les revues techniques surtout pour une machine peu courante. Pas du genre à refuser un défi, Il ne pouvait pas laisser passer le chance de travailler sur une belle mécanique donc ils ont déchargé les caisses. Je vois encore les pièces moteur étalées sur l’établi j’avais 7 / 8ans je pense, les pignons de distribution allégés, il a fallu qu’il mesure, faire des montages à « blanc » trouver les bons calages pour avoir les bonnes perfs. Il m’appelait « l’emmerdeur numéro un », comme il avait l’habitude de s’entourer de ses apprentis ou ouvrier pour leur expliquer une technique nouvelle devant l’établi, moi, gamin, je pensais qu’il devait dire quelques chose d’intéressant et je me faufilais au premier rang ! Puis le grand jour arrive, la mise en route, je m’en souviens toujours entre le bruit et les flammes au bout du mégaphone complètement libre !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Satisfait du fonctionnement après la mise au point il n’imaginait pas que cette machine se retrouve de suite entre les mains de son propriétaire, au demeurant très sympathique, mais n’ayant pas le niveau pour en tirer la quintessence et avec son accord c’est un jeune qui a tourné avec (si mes souvenirs sont exactes celui qui a piloté une Vincent Grey Flash par la suite que Gilbert avait remise en état et mise au point )

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Année 90, je vois une Fiat UNO s’arrêter devant mon magasin (j’étais agent Fiat aussi) un monsieur en descend, de mon bureau je le vois rentrer et je me dis : ce n’est pas possible ! Il me demande, ayant déménagé, si je pouvais lui entretenir A son accent j’en étais certain, c’était lui ! Alors je ne peux pas attendre : Vous êtes Monsieur Tr……… de St El….. marchand de vin et vous aviez une 250 Benelli Il espérait venir chez le gamin qu’il avait connu mais a été encore plus surpris que je le reconnaisse ! Oui mais ou se trouve la Benelli ? c’était ce qui m’intéressait, il ne savait plus l’ayant vendu depuis longtemps. Ces dernières années, voyant des photos de reportage d’expo d’anciennes une Benelli m’a accroché et je pense que c’est celle que mon père à remonté . Photo de la 250 aujourd’hui En discutant sur un forum de cette moto un habitué a pensé avoir vu un article sur cette machine dans le « motocycletiste »de 1977, un N° que je ne possède pas, il m’a photocopié les pages qui m’ont permis de connaître son origine, elle était à M.SIGALA

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Quelques-uns de ses clients ont participé à des rallye, dont A. Kaplan sur ça 350 HOREX Regina, la première photo les représente au cours d’un ravitaillement à l’occasion du rallye ST Etienne Paris St Etienne. Je n’ai pas d’année précise mais certainement entre 1951 et 1953.


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La seconde pour admirer la moto

HOREX_A.KAPLAN__B_.jpg

Les spécifications

CARACTERISTIQUES.jpeg

Je suppose que certains connaissait cette moto que mon père appréciait, jolie, bien finie, bien construite.
Je ne connais pas le nombre qu’il a vendu mais il y en avait quelque unes, d’ailleurs la page des spécifications techniques provient d’une notice d’entretien de 1951 ayant appartenu à un fidèle client disparu depuis peu, jamais « perdu vue » comme client petite motoculture, auto, revenu à la moto fin des années 90 et passionné d’aviation ! Il aimait me rappeler l’acquisition de la Horex, jeunes il était souvent à l’atelier en admiration devant cette moto mais il lui manquait « le nerf de la guerre » un jour le paternel lui posa la question :

-Combien pourrait tu me donner par mois ? (je ne me souviens pas de la réponse)

-La première mensualité la reprise du 125, je pense que tu tiendras paroles donc je commande la 350

A cette époque le respect de la parole donnée était encore dans l’air du temps mais malgré tout il ne faut pas croire qu’on vivait dans un océan d’honnêteté pour autant, il a subi beaucoup d’impayé aussi !!!!!!!

Je situe cette coutume jusque dans le début des années 70 ou souvent je n’avais pas l’obligation de remplir un bon de commande, la parole de l’acheteur suffisait, voir avec les fournisseurs !!!!


Je reste dans les années 50, l’essentiel de l’activité de Gilbert était le deux roues, cyclomoteurs et motos, mais pas que ! En 38 quand il avait repris le garage de Boucé il avait gardé quelques clients de l’ancien mécano autos, leurs familles avaient suivies et il entretenait quelques voitures et tracteurs plus les motards passés au 4 roues par agrandissement de la famille !
Mon apprentissage c’est fait aussi dans l’automobile et le tracteur par conséquences.
Dans le milieu moto on cite souvent l’augmentation des assurances provoqué par la dangerosité des scooter (petites roues n’aimant pas le mauvais état des routes et les lignes de tramway ) Le Paternel n’avait pas cette vision de la situation qui était très différente de cette réalité imposée par les gouvernants, parmi les deux autres causes la première est tout simplement qu’il fallait inciter les gens à quitter le deux roues pour l’automobile, état d’esprit qui est resté ancré dans notre pays, la seconde ce sont les « rappelés » de la guerre d’Algérie en 1956, pratiquement tous les jeunes sont partis donc essentiellement la clientèle moto et mon père c’est retrouvé avec une très grosse chute d’activité.

Insomniaque il réfléchissait aux possibilités qui ‘s’offrait, la petite motoculture (motobineuses, motoculteurs) l’intéressait, il examinait les modèles sur le marché, peu lui plaisait car il jugeait les mécanique vieillottes, pas maniable, le temps passait, je me souviens des prospectus de motobineuse animées par le moteur Lavalette en 60 cm3 ou le Motom 4T Italien.

Vers 1958 , on voit arriver de nouveau clients avec des tronçonneuses à 2 hommes équipées de moteurs de moto, mon père reconnait les ULTIMA 350 ou 500 cm3! Je vous laisse imaginer le poids ! Environ 80/90 kg, ils étaient costauds.
Ces bûcherons s’expliquent :
-Ça fait longtemps qu’on est emmerdé avec les tronçonneuses, personnes n’a été foutu de les faire tourner alors on a pensé à vous spécialiste des moteurs motos.

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Excellente idée, ils tombaient pile ! Le bouche à oreille fonctionnant dans ce métier, rapidement nous avons vu arriver des machines divers, Mercury américaine bicylindres 2 temps vertical restée après la guerre, avec elle j’ai appris à faire des segments, Rexo fabriquée à Thiers, bicylindres 2 temps horizontal, fragile car la turbine de refroidissement était mal étudiée et ne soufflait pas !!!!! ( pas fou les bûcherons, il y en un qui met en route la machine, tire sur ça cigarettes, la place derrières les cylindres et dit : moi, faut pas me prendre pour un idiot, j’ai vite compris quelle chauffait regarde la cigarette ne rougi pas donc ça souffle pas !)

REXO_BICYLINDRES_2T.jpg Ensuite les premières machines à un homme, américaines, Françaises avec Rexo et la plus petite avec le moteur de cyclomoteur VAP la plus fiable de la marque ! Les bûcherons désiraient se moderniser et passer avec ces tronçonneuse solo ( pas la marque ) plus légères plus maniables, nous étions attiré naturellement par la seule marque construisant des motos : HUSQVARNA, mais les clients ne l’entendaient pas de cette oreille et pour eux celle dans laquelle ils avaient confiance c’était STIHL.
Le paternel prend contact avec l’importateur STIHL Yvan Béal de Clermont FD, ils se connaissaient, après guerre ils se retrouvaient dans les ventes de domaine ou mon père achetait des motos car il n’y avait pas grand-chose sur le marché pour satisfaire les gens ayant besoin d’un moyen de transport . Il lui met en dépôt quelques machines et mon père commence à faire les foires régionales pour ce faire connaître dans cette activité avec la vieille Citroën , vers 1960

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HUSQVARNA 90 comme la notre, 1959, un véritable échappement étudié, plus silencieuse, un son de moto de trial, admission par distributeur rotatif, plus tard quand je la prêtais pour dépanner un client il me demandait pourquoi je ne lui avait pas vendu ! Alors je lui demandais: mais vous l'auriez achetée sans la connaître ? Et bien non !
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Il ne s’attendait pas à ce succès et l’essor de la tronçonneuse lui a permis de redresser les affaires.
Parallèlement il y a eu un fourmillement côté deux roues, l’arrivée des 50cm3 sport à boite à vitesse à réveillé une nouvelle clientèle, il était déjà Paloma et cette marque c’est engouffrée dans ce créneaux, elle a commencé avec le Monza partie cycle Follis avec le moteur Lavalette à courroie
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Ensuite la Trophy avec le bas moteur Alter 2 vitesses et haut moteur Lavalette
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Rapidement améliorée avec des accessoires « Italien » la Strada (réservoir, selle, petit carénage de tête de fourche) et une version plus puissante la super Strada
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Le Lavalette ALTER, GML , était insuffisant avec ses 2 vitesses face aux Italiens à 3 vitesses Paloma décide de monter les moteurs Franco Morini en 2 et 3 vitesses de cette collaboration naissent les Vésuvio, Strada, Super Strada Flash
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Cette engouement pour ces 50 a duré pour nous surtout de 59 à 64, les tronçonneuses ayant pris une grande place dans l’entreprise d’autant plus qu’à la rentrée 1962 j’avais décidé de rester travailler avec le paternel. En 63 je cours à Charade avec ma Super Strada Flash dans: MON PARCOURS


Ce développement de la tronçonneuse avait convaincu mon père du bien fondé d’ajouter la petite motoculture à notre activité, il a continué d’y réfléchir pendant les 16 mois de mon service militaire et à l’occasion d’une permission début 1965 nous sommes allés au salon de l’agriculture porte de Versailles à Paris dans le but de continuer nos recherches.

Au détour d’une allée nous tombons sur les motoculteurs Honda ! Séduit en premier par l’esthétique et la qualité de fabrication, en plus sensibilisé par ce que l’on voyait dans les revues motocycliste en compétition nous étions emballé, nous discutons avec un commercial, le paternel lui explique que j’aurai la « quille » fin aout et qu’il pouvait venir nous voir après.

Octobre le représentant Honda arrive chez nous avec une Estafette Renault, descend les engins, et les fait tourner, nous étions convaincu, quel différence avec ce que nous connaissions !!! Facilité de départ, ralenti parfait, silencieux.

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Nous signons le premier contrat de concessionnaire. Les chiffres ont dépassé ce que nous pouvions imaginer, première expo importante à Moulins, j’en laissais tourner un au ralenti, les gens s’arrêtaient surpris du silence, de la régularité du ralenti et de l’esthétique, ils demandaient à quoi ça servait ! Nous avons compris qu’un nouveau marché s’ouvrait parmi les possesseurs de jardin. Autre surprise j’ai découvert une multitude de vignes presque toutes chez les cultivateur ce qui m’a amené à concevoir une charrue permettant de les labourer plus facilement que celles qui existaient avant. Quelques années plus tard commence à apparaître les désherbants évitant, soi-disant, le travail de la terre, maintenant nous connaissons les conséquences !!!! Les deux autres modèles remarquables, embrayage hydraulique manuel et automatique, commande hydrauliques, monocylindre 96cm3 culbuté pour le F50 , bicylindres 190 cm3 culbuté pour le F190 avec le villebrequin en haut et culasse en bas pour augmenter la garde au sol.

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Rapidement Honda moto nous demande de prendre la concession, le paternel un peu amer de la chute des ventes de motos en 1956 ne le désirais pas estimant qu’avec les tronçonneuses et motoculteurs on tournait bien, ce qui ne nous empêchait pas de rouler à moto personnellement ; mais le manque de correction d’un collègue nous a décidé et nous avons accepté ce nouveau challenge.

Le renouveau étant encore balbutiant dans notre région le départ c’est fait surtout avec des 50 cm3 et des 125 cm3 , C320S, CD125 vendu souvent aux anciens clients qui passaient de la Motobécane, Peugeot, Terrot à des Honda .

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Je ne me souviens plus de l’année mais Soichiro Honda en visite à Paris nous avait dit : Préparez vos ateliers et magasins car il va y avoir un boum dans la moto ! Nous étions un peu sceptiques malgré les signes encourageant puis à la suite de 1968 il y avait 69 et effectivement à partir du début de l’année on a assisté à une accélération puis la sortie de la CB750. 1er photo avant ça commercialisation
((/public/.AVANT_SORTIE_m.jpg||AVANT_SORTIE.jpg, janv. 2020))

Nous avions été à Lyon au parc de la Tête d’or pour la présentation, nous étions sur un nuage ! Mais nous nous demandions comment les ventes se ferait sachant que le smic était à 84 euros mensuel et qu’elle valait environ 9500 fr soit 1500 euros, les augmentations de salaires importante de 68 , jusqu’à 33% on facilités le commerce et on vendait notre première K0 à Jean Claude .
((/public/.750_k0_jc_0202_m.jpg||750_k0_jc_0202.jpg, janv. 2020))

1970 nos performances commerciales nous permettent de gagner le voyage de 11 jours au Japon mis en jeu par Honda, mon père décide de mon départ estimant que ce serait plus efficace pour notre avenir.

L’entreprise se développait, nous étions à l’étroit, les conditions de travail n’étaient pas idéales et nous réfléchissions aux possibilités, d’aménager plus près d’une ville importante ? Ce recentrer un peu plus ? Nous avons regardé plusieurs lieux et nous avons acheté le hangar de notre voisin, ancien charron constructeur de remorques agraires, en 72 ( rubrique : LES ATELIERS DE 1932 à 1995 )

M. Honda allant prendre la retraite on devinait un changement d’attitude commerciale, alors que Honda représentait 50% des ventes du 03, regardant notre chiffre de vente on comprenait que nous étions les artisans de cette impacte régional alors qu’à l’échelon national Honda était vers 33%, pensant mon attachement indéfectible, les commerciaux devenaient désagréables et n’imaginait pas, malgré mes avertissements, que je puisse prendre une marques supplémentaire, les discussions étaient âpres ils se contredisaient d’une visite à l’autre, excédé j’enregistrais sur un magnétophone caché !

J’ai eu des discussions avec tous les concurrents mais il faut avouer qu’une moto m’accrochait, j’avais eu l’occasion de rouler avec, c’était la 900Z1 Kawasaki, octobre 1973 je signais le contrat de concessionnaire.

Mon père me laissait de plus en plus « la bride sur le cou » il était de plus en plus fatigué, il ne s’était jamais bien remis de la congestion pulmonaire contractée l’hiver 64/65 pendant que je faisais mon service militaire, additionné de ses handicaps polio et accident.

1975 Nous avons décidé la reprise de l’entreprise à mon prénom.