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mardi 11 février 2020

QUAND LE PAPE AIMAIT LA MOTO

1983, un copain du club d’avion radio commandé décide de revenir à la moto, un Jacky comme moi, je lui vend une Kawa GT 750 à cardan, en juin je prends une GPZX 1100 et nous commençons de faire des sorties ensemble mon épouse et moi et le copain et son épouse, il nous annonce qu’ils allaient à la Madone des Centaures d’Alessandria en Italie, tous les ans des clients y allaient, pour connaître nous partons avec eux la bas vers le 14 juillet , nous avions mis un doigt dans l’engrenage et nous sommes devenu actif dans ce mouvement catholique, un peu surprenant pour moi un athée mais c’était histoire d’être avec des amis et j’avais lu l’historique de la création qui en résumé était après la guerre de 1945 : l’amitié et la paix entre les peuples d’europe par la moto, je pouvais adhérer à cette idée .

Nous avons donc été actif dans le club de Cusset Vichy l’ASG pendant quelques années mon épouse en tant que secrétaire. L’idée d’un spectacle pour la concentration de la Madonne des Centaures à Vichy c’est fait jour et nous avons eu Richard Almet 2 fois, Jacky Chabannais acrobate moto une fois
Richard Almet en Wheeling sur ma 750 GPX perso

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La coutume ou le rite pour le rassemblement de la Madone des centaures est que des membres choisis entre dans l’église avec leur moto pour être baptisé pendant la messe, des amis auraient aimé que je sois centaure mais conformément à mes idées je ne pouvais l’accepter, par contre ce mouvement issu directement du mouvement catholique, assez mysogine, il était impossible qu’une femme soit Centaure, mon épouse plutôt croyante, aurait elle, rentrée avec notre moto .

Il est possible d’interpréter comme l’on veut mais en 1983 à la concentration de Ressaix en Belgique, par inadvertance, au défilé je me suis retrouvé dans la file qui était baptisé par le curé ! Le mardi suivant j’ai eu le seul accident important de ma carrière de motard, invoquant comme signe le passage devant le curé, des amis me disaient qu’en vérité sans lui je ne serais plus en vie !!!!

1988 année mariale , le pape décide de réunir des motards de l’Europe sur la place St Pierre, Bernard Wisel le président du club ainsi que mon épouse et moi décidons d’y aller nous faisons la demande et en juillet nous voilà parti pour Rome ( et non ce n’était pas pour pâque !) Bernard et sa Kawa ZX 750 Turbo, nous avec les Kawa 750GPX et la 1000 GTR nous passerons par Menton pour y laisser nos 2 filles chez leurs grand-mère ainsi que la 750 pour voyager en duo sur la GTR .

Nous descendons en suivant la côte méditerranéenne, le premier soir arrêt au camping au-dessus de Portofino.

Plus au sud, nous doublons une auto, quand 2 motards policiers nous arrêtent, ils estimaient notre vitesse un peu élevée, Bernard se débrouillant un peu en Italien leurs explique que nous avons rendez-vous avec le pape, il nous regarde surpris et interrogateurs, Bernard me dit : « sors la convocation du Vatican » je leurs montre, ils étaient scotchés ! Ils nous demande notre métier, Bernard Plombier, nous Motocistes, ils étaient encore plus surpris mais ils nous disent de partir et de surtout être prudent .
Nous traversions une ville très occupé par la circulation nous n'avions pas vu les panneaux, je m’arrête et dit à Bernard, il faut faire demi tour j’ai cru voir quelques chose de très joli derrière une arche, je ne me trompais pas c’était la tour de Pise !!!!!!!

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Près de Rome nous entrons dans une pharmacie, je vois un présentoir avec les produits « VICHY » tout fière je fais comprendre au pharmacien que nous sommes de cette ville, il me regarde et me dit : Ha ! Pétain !!!! J’aurais mieux fait de me taire.

Il faisait tellement chaud que Bernard et Josette décide de quitter les cuirs pour le jean et blouson léger, je ne suis pas d’accord je garde la "combarde", plus tard ils m’ont approuvé car la chaleur les brûlait.

Arrivée au siège du moto club à Rome, je reste pour garder les motos et bagages, je m’impatientais, Josette et Bernard profitaient de la clim du moto club ; un membre nous prend en charge pour nous guider dans une visite de la ville, étonnement il s’équipe complètement avec même une cagoule, il nous dira qu’elle protège l’intérieur du casque de la transpiration. ( les collines, fontaine de Trevi etc ) nous irons planter la tente dans un camping en bordure de Rome.

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Nous avons été surpris en comparant Paris et Rome d’une surface nettement inférieure, ville vite traversée, du camping on était rapidement dans le centre. le lendemain, 8 JUILLET 1988, rendez-vous sur la place St Pierre, des barricades délimitent l’emplacement des motos , nous sommes 70/80 de toute l’Europe, nous avons retrouvé 2 copains, frangins et Français avec leurs BMW.
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En attendant l’arrivée du pape Jean Paul II ,Karol Wojtyla, je me déplaçais autour des motos pour filmer avec le caméscope du club , assez volumineux à l’époque ! Les gardes viennent me trouver : vous devez rester à côté de votre moto, je leurs répond que je ne comprends pas l’italien, ils me répondent : ce n’est pas un problème nous parlons Français !

Il y avait le camion de la clinique mobile des GP moto du docteur Costa et des motos en cadeaux venant des constructeurs Italien .

Le pape est arrivé dans son auto découverte, il a fait le tour des motos à pieds et a rejoint son podium.
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A ma grande surprise il portait des chaussures rouge, c’est bien un pape de l’est !!!!!!

Une foule nombreuse se pressait derrière les barrières, nous faisions partie du spectacle !

La médaille commémorative:
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Après je disais aux copains que nous étions très pris pendant quelques temps car la semaine suivante on rencontrait Ronald Reagan et la semaine d’après Mikhaïl Gorbatchev
Le lendemain nous remontons sur Alessandria pour la concentration dont la date avait été choisie pour avoir la possibilité de participer au 2 évènements dans le même voyage .
Quelques médailles :
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Quelques photos du rassemblement d'Alessandria de 1983 et 1988 . La messe se déroule à Castellazzo Bormida situé à une huitaine de KM d’Alessandria, ensuite le défilé commence de l’église jusqu’au centre d’Alessandria ou l’évêque bénit tous les motards, 7/8000 motos à basse vitesse c’est un peu long ! Généralement il fait très chaud et les moteurs souffrent, il était fréquent de les voir à l’atelier au retour
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Je n'ai pas résisté pour une photo à côté du petit Motom très bien restauré, quand j'avais 10 ans il y avait une autre version (cylindre horizontal) que mon père avait vu au salon et, si ça n'avait été le prix il aurait aimé me l'offrir ALESSANDRIA_88_MOTOM.jpeg.jpeg.jpeg
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Le Motom que le paternel aurait désirer m'offrir:
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jeudi 30 janvier 2020

TEAM HONDA du VAL D'ALLIER

Les années 60 les motards n’étaient pas encore très nombreux, le redémarrage c’est effectué chez nous, dans la France profonde comme aimaient le dire les médias, véritablement en 1968, avec les premiers clients devenus copains et amis au fil du temps nous avons organisé des sorties de quelques motos, participé à des concentrations, puis février 1970 , Honda avec Moto Revue Organise un Rassemblement au Collet d’Allevard, station de ski à 1640m entre Chambéry et Grenoble, nous décidons d’y participer.

Pour être classé, un club était nécessaire, il fallait un nom, après mûre réflexions « TEAM HONDA DU VAL D’ALLIER » fut adopté, logique quoi !

Nous sommes partis par un temps assez clément mais la météo s’est gâtée en s’approchant des Alpes, pluie, neige fondue
. Sans doute, après Pontcharra, un motard était arrêté sur le bas côté de la route en panne, nous nous arrêtons, une CB450, plus d’allumage, je dis aux copains de continuer, je les rejoindrai, il a fallu un bon moment pour résoudre le problème, la nuit commençait à tomber, les étincelles sautaient directement à la culasse compte tenu de l’humidité ambiante, en changeant le passage des fils HT j’ai pu les enfoncer directement sur les bougies en supprimant les antiparasites (panne récurrentes pendant quelques années) nous pouvions retenir par l’organisation des chambres d’hôtel à l’Allevard à un prix « étudié » car la montée au Collet ne se faisait que le dimanche matin.

A mon retour les copains m’avertissent que Gilles était tombé avec sa CD125 et était parti à l’hôpital de Grenoble avec sans doute une clavicule cassée, Patrice passager qui n’avait pas encore de moto, avait récupéré la 125 et reviendrait avec, nous étions peu nombreux dans l’hôtel et nous avons fait des bonnes glissades en chaussettes sur le parquet du couloir!

Le lendemain départ pour le Collet d’Allevard sur la neige, j’avais déjà quelques années de motos à mon actif en particulier sur la neige mais les autres moins et ce n’était pas évident ; suite à un arrêt Jean Claude n’arrivait pas à redécoller avec la CB750 K0, aidé par « Alfred » mon passager faisant du poids sur l’arrière de la CB 350 on poussait La 7 ½ !

Nous avons été récompensé en remportant la coupe Moto Revue récompensant le club pirate (non affilié) notre nom n’était pas non plus pour déplaire à Honda .
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Retour l’après-midi, tout le lundi a été nécessaire pour remettre la 350 présentable ! Je n’avais pas encore tous les produits de nettoyage sorti par la suite et le laveur haute pression n’était pas encore inventé ; à part mon 50 Paloma Super Strada Flash c’était ma première grosse moto neuve et je m’étais promis de la conserver le plus longtemps possible à l’état sortie de caisse.

Le sel, le goudron, la terre je pensais ne jamais la remettre en état, c’était démoralisant. Pour la plus part d’entre nous l’achat d’une moto était un gros sacrifice, le SMIC mensuel était à 90 euros en 1970.

Cette idée de club continuait son chemin, il en existait un à Vichy, les copains on tâté le terrain sur plusieurs réunions ils en ressortaient très déçu par la mentalité, le mécano de Boucé n’était pas très en odeur de sainteté, mon père en avait fait parti dans les années 50 et tout n’avait pas été toujours agréable, par contre nous avions gardé des amitiés au Moto Club D’Auvergne et j’expliquais aux amis que j’irais les voir, mais pressé ils sont allé à une réunion sans se recommander du paternel et de moi, ils sont revenu bredouille et déçu, nous les avons rassuré, la semaine suivante j’y suis allé avec eux tout a changé et le Team Honda du Val d’Allier est devenu section du MCA .
Premières réunion au bistrot voisin du garage l'Hotel du Nord "chez mimile avec la coupe de l'Allevard qui trône sur la table"

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C’était super car on participait aux grand prix, en général on prenait le contrôle des billets, c’était ingrat dans un sens mais on était motivé par le fait que le MCA avait besoin de fric pour organiser, en suite on avait les brassards pour aller partout, sauf l’année du record ou à 11 h du matin Marcel Cornet me demande tous les carnets, tous étaient vendu aux guichets! Cette année nous n’avons pratiquement pas fait de recette et ce qui était étonnant les spectateurs que l’on trouvait dans des lieux reculés avaient payés !!!

En 72 le dimanche matin juste après la fermeture du circuit des responsables me demande de prendre ma moto pour chercher Marcel Cornet autour du circuit, je saute sur la CB500 et je pars, premier tour lentement , je ne le trouve pas, ils me demandent de repartir, là ce sera un peu plus vite, les spectateurs m’encourageaient !!!!! Donc j’essorais de plus en plus la poignée de gaz, tout seul sur le circuit fermé c’était génial, je ne sais plus combien de tours j’ai fait et je n’ai jamais vu Marcel !!!!

En étant sous la bannière Team Honda du Val d’Allier c’était pratique car on pouvait s’inscrire aux rassemblements en affiliés mais on sympathisait avec les pirates comme les Dragons Auvergnat avec Kiki Blanchot malheureusement trop vite parti.

Dans les bons souvenirs leurs concentre au pieds du puy de Sancy ou il fallait monter un sentier pour avoir la médaille en haut, des Belges s’étaient escrimé à faire grimper une Harley ! Un de mes amis Thierry étant passé au trial était mon passager on a donc décider de tenter la montée ensemble, grâce à son expérience, il avait les attitudes pour améliorer l’adhérence de la roue AR pendant que je m’occupais de l’avant et de la puissance nous permettant d’aller beaucoup plus haut que l’arrivée en s’approchant de la table d’orientation .

Nous avons décidé nous aussi d’organiser une concentre à Boucé, ce sera 1971 et 1972, un ami c’était chargé d’une partie du casse-croûte offert en allant chercher du ST Nectaire chez le producteur, il était encore étudiant à la FAC de Clermont et il a bien embaumé les piaules.

Le paternel faisait la circulation au carrefour avec sa canne en alu !

Comme d’habitude à ces époques Ricard offrait l’apéro !

Notre village c’était 800 habitants, aujourd’hui beaucoup moins 520, les gars ce sont amusé avec les cloches de l’église, le dimanche à midi le distributeur de carburant vide , la boulangerie à sec, les 2 épiceries ,la boucherie bien dévalisé aussi, les deux bistrots attitude différente, l’hôtel du nord était le siège du club il avait bien prévu, l’autre, l’hôtel du midi, avait eu tendance à virer les motards dont un copain de mon père de Clermont Ferrand qui était une personnalité importante, le lendemain j’avais été voir la patronne pour lui dire quelle avait fait une erreur de le mettre dehors en lui donnant son pedigree, début 1972 elle me demandait déjà si on recommençait car elle désirait nous aider !

En 72 comme en 71 j’avais discuté avec les gendarmes de Varennes-allier, on se connaissait bien et nous avions convenu qu’ils ne se montreraient pas et nous nous étions fixé un rendez-vous le samedi soir à 4/500 mètres du bourg pour faire le point et les assurer qu’en cas de problème je les appelais de suite, mais tout allais bien.

Photos de 1971
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J’avais repris des éléments du MCA, roue à rayon et emblème avec le casque arverne ainsi que l’aile Honda pour la médaille que ce soit pour 71 ou 72 différenciées par la date ( Fabrication régionale Béraudy & Vaure à Ambert).
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Peu de photos en 1972, sans doute trop occupé :
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Le samedi soir tard il y a eu un accident de car très grave à l’entrée de Varennes-allier, ils étaient donc très occupé le dimanche, une habitante de Boucé n’appréciant pas cet envahissement de motos, avec une arrière pensé de nuisance à mon égard, appelle la gendarmerie pour déclarer que les motards roulaient à fond dans le bourg etc… La gendarmerie de Varennes sur Allier ne pouvant se déplacer envoie ceux de Jaligny en leurs recommandant de me contacter, le temps de me trouver ils avaient constaté que rien de dangereux ne se passait, nous avons discuté au bureau, j’ai posé quelques questions détournées pour deviner qui était le corbeau, logique ils n’ont pas parlé mais les réponses « non » à mes questions m’ont permis de situer l’appel, qui s’est révélée juste rapidement

. Sans conviction j’avais demandé à Honda France une aide pour le démarrage du club et ils avaient été sympa, nous avions aussi organisé une tombola avec comme prix un motoculteur Honda ou une moto, elle avait bien fonctionné ce qui nous avait également fait une cagnotte relativement importante pour l’époque pour aider financièrement les membres qui participaient aux concentrations.

Nous avons fait un week end « information » sur les cours Arloing à Cusset 03, nous avons monté mon barnum d’exposition, des motos de disciplines différentes, route, trial, cross ,enduro etc Le principe était de répondre aux questions que les motards pouvaient se poser, législation, assurance, entretien, mécanique, éventuellement à la demande parfaire le pilotage, nous l’avons fait aussi à la maison des jeunes de Vichy vers le pont barrage ou nous avions monté une expo au premier étage .
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mercredi 15 janvier 2020

CYCLECAR ET KART

Mon ami Michel courait en Kart années 60, je m’occupais de ses moteurs,

Michel en course à Gannat My beautiful picture

Michel Côte de Corent 63 My beautiful picture

Pour m’amuser j’avais déjà un engin à 3 roues fabriqué avec un arrière de scooter LAMBRETTA auquel j’avais greffé un avant de triporteur Peugeot avec 2 roues avant de Vespa, j’avais prolongé le tube inférieur du cadre du Lambretta jusqu’au train avant du triporteur sa caisse me servant pour « l’habitacle.
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Un des critères de fabrication était le coût s’approchant de zéro franc, se servir de ce qui est stocké depuis longtemps ou échanger ; par exemple le volant réalisé avec les coudes soudés d’ancien pare choc de motos des années 50 . Un ami travaillant dans une usine Moulinoise spécialisée dans les freins me fait les 2 transmissions avant. Le silencieux provient d’un 100 Monet Goyon, son levier de vitesse au réservoir sert pour la commande de boîte à vitesse du Lambretta .

Nous nous amusons quelques temps avec mon ami et mécano Christian, alias « Alfred » à l’atelier, soit sur la route soit autour de l’église sur la place .

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L’esthétique ne nous satisfaisant pas, jugeant le centre de gravité trop haut, désirant améliorer le train avant, je décide de supprimer le gros tube central afin de faire un siège « baquet surbaissé » en renforçant la « cage » en tube de l’habitacle, adaptation d’une barre stabilisatrice, fignolage du cylindre pour gagner quelques CV, façonner une carrosserie en alu type « formule », on roulait à 110/120 sur route .

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Avec des connaissances de Varennes allier nous nous sommes retrouvés sous le marché couvert certains soir jusqu’à 22 heures, les engins étaient divers, l’un avait son kart des début, petite taille avec un moteur issue des tronçonneuses Mac Culloch, d’autres des inspirations premiers kart avec roues de Vespa, moteur scooter ou cyclomoteurs.

Un voisin du marché couvert c’est plaint du bruit à la mairie , nous respections les conditions d’autorisation c’est-à-dire arrêt à maximum 22 heures ; agacé par cette histoire l’idée à germée que l’on pourrait peut-être faire une piste, nous nous mettons en chasse pour trouver un terrain, on nous propose une surface vierge le bord de l’allier à côté du pont de Chazeuil, on se renseigne auprès de l’entreprise spécialisée en revêtement pour un devis, celle-ci située près du terrain prévu nous propose de faire le travail un samedi ce qui nous baisserait le prix, nous organisons une réunion, dans une salle prêtée par la mairie, pour débattre et décider, le nombre de personnes présentes était plus élevé que nous l’imaginions, un des nôtres, banquier, a mis au point le financement ; l’exigence d’au moins 10 membres de la futur association comme cautions a éclaircie l’assistance !!!

Nous avons fixé le montant des parts et restait à chacun de décider le nombre qu’il prendrait, le Kart club de Varennes naissait en 1970 .

Nous avons préparé le terrain et un samedi l’entreprise est venu poser l’enrobé, elle a fini vers 20/21 heures , j’étais avec un de mes fourgons et le 3 roues dedans, aussitôt terminé on inaugurait la piste ! Elle faisait 350 m quelques années plus tard elle passera à 800m .

Début sur la nouvelle piste:

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Rapidement je me suis rendu compte que mon 3 roues ne permettait pas de m’amuser comme je le désirais sur la piste j’ai donc décidé de construire un Kart, le top à l’époque était le modèle de mon ami Michel un Vacquant, je suis donc aller chez lui pour prendre toutes les côtes afin de fabriquer 2 chassis . J’ai commandé chez Vacquant les pièces que je ne pouvais pas réaliser, l’arbre arrière, pivot de direction avec fusée, le volant et support moteur et frein . M.Vacquant très gentiment, au Téléphone, me dit je vous joins mes autocollants vous pourrez les poser sur votre chassis si vous le désirez.
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Le stock de pièces et moteur Gnome et Rhône avait été repris par les ETS Ydral et une catégorie existait avec cette motorisation, cela m’évitait la dépense d’un moteur ; j’ai donc modifié le moteur 125 Gnome et Rhône avec le quel mon père avait couru 1950/51/52, suppression de la boîte de vitesses retournement du bas moteur pour le sens de rotation, usinage d’un pignon en bout de villebrequin, un carburateur de Tronçonneuse Homelite XP2000 pour le diamètre, l’échappement de la moto, suppression du rotor de volant magnétique pour ne garder que la came du rupteur, la batterie de ma moto et une bobine HT auto et ça tournait, il prenait plus de tour que sur la moto, j’avais placé le compte tour d’atelier entre mes genoux et surprise 11000 tours ! Le problème les pistons tenaient 1h ½, j’ai passé le stock qui restait du paternel ; raisonnablement il aurait fallu que je limite le nombre de tours minutes à 9000/9500 tours mais c’était baisser les performances et je n’en avais pas envie.
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J’ai donc décidé d’acheter un moteur de Kart, mon ami Michel m’a trouvé un BM d’occasion en bon état, je l’ai retravaillé, il avait un carbu Del Orto, je l’essaye et l’expérience testée sur mon 50 de course me décide d'adapter aussi un carburateur de tronçonneuse Tillotson. Refusant de lui faire avaler les poussière de la piste je lui est fait une boite à air avec un filtre constitué par la pièce de jonction réunissant les carbus d’une CB500 Honda venant d’une épave, depuis nous savons qu’une chambre de tranquillisation est bénéfique pour le rendement, habitué à celui de mon ami Michel je m’étais rendu compte aux essai que mon kart marchait très bien . Fin août début septembre nous avions décidé d’organiser une première course sur notre piste, je préparais donc le kart en conséquence mais n’en parlait pas et j’allais l’essayer sur la piste dans la semaine pour être tranquille, je croise un des membres au bistrot ou il y avait le dépôt de colis, en rigolant il me dit :

-Tu cours avec ton truc ?

-Oui, je cours .

-Ahahaha ! je veux voir ça, je paries une caisse de champagne que tu n’y sera pas !

-Pari tenu et je prends à témoins les patrons du bistrot !

Le matin de la course j’ai essuyé les quolibets d’autres pilotes rigolant de mes choix techniques, carburateur, boite à air, etc etc Aux essais la vitesse de pointe les intriguaient, le soir après avoir été en tête des 2 manches et de la finale, on venait me demander mes tarifs pour les préparations !

-C’était la seule course, le kart était là pour m’amuser sur notre piste,

Plus tard en 79 Michel a désiré recommencer il a acheté un nouveau Kart châssis Birel,1 moteurs Parilla et mon BM en cas de casse, pour faire de l’endurance ( courses de 6h) sans prétention juste pour se faire plaisir, je faisais la préparation et l’autre pilote .

-L’ennui nous avions une différence poids importante ce qui se retrouvait au temps au tour, en plus j’étais trop léger il aurait fallu lester le kart, avant la course j’étais déjà limite-limite mais après plusieurs heures de pilotage secoué dans le baquet j’avais beau manger des bananes et boire de l’eau le plus possible je perdais du poids et me trouvait en dessous, alors je bourrais ma combinaison de cuir avec des clés, chaîne pignons, plaquettes de frein, pour être dans les normes !
-Si ma mémoire est bonne à l’époque l’ensemble pilote Kart devait être au minimum de 120 KG alors avec mes 56 kg !!!!!!

Ce n’était pas grave car le but n’était pas de gagner mais simplement de s’amuser.

Pour l’année 80 on avait décidé de continuer mais en transformant le kart pour rouler en 125 à boite à vitesses, à l’époque les moteurs Kawasaki cross étaient excellent en kart, un client désirant changer son 125 KX ayant peu servi je l’ai repris et gardé pour prendre son moteur et dans le cadre j’ai adapté un moteur 350 XL Honda pour un ami, à l’époque il n’y avait pas de motos TT efficaces en 4T.
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En catégorie 125 les freins avant étaient autorisés, possédant une paire d’étriers de 50 Fantic, un ami , Robert, tourneur fraiseur dans une usine ma réalisé les moyeux avant ainsi que les disques de freins, malheureusement des événements allaient nous empêcher de courir et je n’ai pas fini la transformation du kart .

lundi 13 janvier 2020

VISITE DES AMERICAINS

LES AMERICAINS A BOUCE

Nous vendions les tronçonneuses STIHL depuis 1959/1960, nous avons réclamé maintes fois, compte tenu de notre chiffre et de la reconnaissance de notre clientèle pour le sérieux de notre travail, un secteur protégé comme il est de coutume, d’autres vendaient quelques Stihl et annonçaient que nous assurions le SAV ! Mais Yvan Beal l’importateur de Clermont-Ferrand, ils se connaissaient avec le paternel depuis très longtemps, refusait pensant nous garder malgré tout. Nous avons réfléchi quelle marque serait la plus judicieuse, techniquement parlant Husqvarna nous plaisait mais à cette époque personne ne connaissait et était attiré par cette marque, nous avions eu quelques contact avec Homelite, plus connue, les responsables nous semblaient corrects, ce que la suite a prouvé, donc nous sommes parti avec cette marque en 1965.

Dans les qualités de ces machines on trouvait la légèreté, beaucoup moins vibrantes (on commençait de connaître la maladie de la main blanche subi par les bûcherons) fiables, un peu moins méchantes que les Stihl mais qui ne se traduisait pas par une grande différence de vitesse de coupe .

Par contre comme passionnés de mécanique, technique nous étions conscient du retard technologique en conception de moteurs 2T, des Américains en général et d’Homelite en particulier.

Régulièrement on en faisait part à notre inspecteur commercial, au technicien de l’importateur, j’aime dessiner, je faisais souvent des croquis pour expliquer ce qu’il fallait faire .

Un jour notre inspecteur commercial me demande : savez vous ce que je fais de vos petits dessins ?
-Surpris je lui demande : mais quel petits dessins ?
-Et bien ceux que vous faite à chaque fois que je viens, je les envoi à l’usine à Port Chester aux USA et l’ingénieur en chef vient en France il voudrait rencontrer celui qui fait les petits dessins. Donc vous nous conseillez un bon restaurant pour midi il aura l’international manager et le Vice Président Homelite USA .

Un matin de 1968 nous avions dans notre village ces personnes importantes, nous leurs avons expliqué les améliorations que nous préconisions, montré un modèle de leur production, une XL103, que j’avais travaillé, plus silencieuse, plus facile à mettre en route, meilleur ralenti, plus puissante, ils désiraient repartir avec mais gratos !!!!

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Dans la discussion l’ingénieur en chef nous dit qu’il avait une moto, une 125 Yamaha bi-cylindres, je lui ai demandé si il avait eu l’idée de regarder un des cylindres pour prendre modèle, Non ! C’était regrettable car il aurait beaucoup progressé.

Quelques mois passent et le technicien Français m’appel pour me dire de démonter la prochaine XL113 que je recevrais, effectivement ils avaient commencé les modifications ( dans les idioties de conception la coupe des segments n'était pas jointive mais espacée du diamètre de l'ergot donc des fuites de compression à la mise en route et au ralenti ) elle avait un nouveau piston à segment en « L » mais toujours l’ancien cylindre, ce qui était illogique, elle avait de meilleurs départs et ralenti mais l’ancien cylindre ne pouvait pas offrir un réel avantage avec ce piston, et nous avons eu des ennuis, quelques temps après ils avait fait un cylindre bien conçu mais avec l’ancien piston !!!!! idiot ! Le technicien Français m’appelle et me dit : voulez vous le stock de piston à segments en « L » ? Oui, il me les envois et je transformais les tronçonneuses en montant ce piston avec le nouveau cylindre les clients étaient surpris de l’amélioration !
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Les modifications piston segment apparaissent sur le prospectus de la XL 113 XL_113_Prospectus.jpeg

Tous les modèles ont par la suite profité de ces améliorations, en particulier la XL150 préfigurant l’orientation de la production Homelite, le moteur marchait mais la fabrication devenait « légère, diminution du nombre de pièces qui ne se traduit pas par plus de fiabilité, par contre moins chère. Elle était appelé à remplacer les Xl mini construites à l’image des gros modèles, machines très fiables .

Ils m’ont proposé d’aller 1 ou 2 semaines à l’usine américaine, j’étais très content, mais les promesses s’évaporent vite .

dimanche 8 décembre 2019

BABY BOOMER

Vie d’un « baby boomer » Nous entendons souvent dans les médias faire une critique acerbe des Français nés après 1945, je tombe pile au début du créneaux, né 9 mois après la libération ! Je râle souvent pour notre mise en cause de la situation actuelle, paraît-il que nous sommes la conséquence des problèmes d’aujourd’hui, raconter mes 20 premières années peuvent éclairer les natives et natifs d’après 70, sur notre désir de posséder un peu de confort.
Mon expérience est l’ordinaire de la plus part des habitants de cette époque, mais beaucoup ont été moins bien loti que moi d’autres mieux ! Je pense que mes parents ont décidé de mettre la priorité sur ce qui était le plus important et surtout m’expliquer, certainement la raison pour laquelle je ne me suis pas senti défavorisé ou malheureux .

Mes souvenirs commencent environ vers 3 ans donc avant 1950, nous habitions une maison simple avec 2 pièces au rez-de-chaussée et 2 chambres au premier étage accessible avec un escalier.

Une pièce pour la cuisine ou se déroulait les repas l’autre servant surtout de bureau et stock de pièces détachées (il y en avait même dans l’escalier qui allait au premier, l’atelier garage en planche dans la cour à l’arrière. Il n’y avait pas de chauffage, comme dans la plus part des habitations simples, le fourneau à bois et charbon se chargeant de cuire la nourriture et chauffer l’appartement, pas de « suite parental » comme j’entends souvent aujourd’hui et terme qui m’agace un peu ! Ma mère était frileuse et le dessus du fourneau était rouge, il faut bien que de la chaleur monte en haut, comme elle disait, mais quand on arrivait de l’extérieur c’était un choc !
Pour améliorer le chauffage mon père avait installé un poêle à sciure dans le bureau ( combustible moins cher mais il fallait un local suffisamment vaste pour la stocker ), assez efficace, l’inconvénient, pour le regarnir il fallait qu’il ait refroidi. Pour un bon rendement et une bonne durée il fallait une sciure bien sèche et bien tassée dans le poêle ( j’ai conservé le morceau de bois avec lequel on tassait .

Années 40/50 beaucoup de localité n’étaient fourni en eaux que part les puits plus ou moins nombreux suivant les régions et possibilité, des exception comme Billy qui avait une source intarissable était alimentée depuis longtemps. Notre village faisait parti de ceux qui s’étaient réuni pour installer ce qu’on appelait l’adduction d’eau, nous avons eu l’eau courante en 1952, je me souviens des tranchées creusée par la grosse machine avec une roue à godets , c’était encore rare en campagne ou il était nécessaire d’aller chercher l’eau dans le puit . Pas de toilette et de salle de bain, il y avait « la cabane au fond du jardin » le pot ou le seau pour la nuit ! La bassine pour se laver. Dans certaines villes il y avait des douches municipales, rarement dans les villages. Le voisin, charron, avait un grand baquet en bois devant la maison ou il se lavait après le boulot. J’allais livrer les motoculteurs, tronçonneuses, dépanner chez mes clients je découvrais encore des habitations avec le sol en terre battue jusque dans les années 70 ! Pas que dans des contrées reculée, perdues !

L’hiver mon père préchauffait la chambre en faisant brûler une rasade d’alcool à brûler dans un carter de distribution en alu de 350 BSA, plus une bouillotte dans le lit, une couette dessus et un « featherbed » dessous, ça c’est pour les motards, mais pas un cadre de Norton, non, un vrai lit de plume ! Plus tard j’ai eu droit à un vrai matelas, l’hiver je regrettais « le plumard » , combien connaissent l’origine de ce nom aujourd’hui? Il en restait beaucoup dans les familles et la plume avait de la valeur donc on nous proposait des échanges. Les hivers étaient plus rigoureux et pendant les gèles important il y avait 1 cm de glace au mur de ma chambre en particulier pour l’année 1956.

Les autos n’avaient pas de chauffage, c’était couverture sur les jambes, il existait un dispositif dégivrant constitué de résistances alimentée par la batterie que l’on fixait au pare-brise avec des ventouses, 20 cm x 30 cm c’était mieux que rien, La Dyna Panhard avait été une des rares auto vendue d’origine avec le chauffage..

A l’instar de tous les enfants du bourg, j’étais avantagé pour le trajet de l’école primaire, 200 mètres à faire, mais les enfants des cultivateurs venaient à pieds ou à vélo et les hivers étaient enneigé, le chauffage de la classe était assuré par un poêle à bois et charbon « Godin » nous étions chargé de nous en occuper. Nous emmenions des pantoufles nous remettions les chaussures pour la récrée.

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Mon épouse habitait à 3 km environ de son village, trajet en partie à pieds car il y avait une descente assez rude qui lui était interdite avec le vélo, et trop raide le soir au retour ; à cette époque les parents ne conduisait pas leurs enfants en auto jusqu’au pied de la table dans la salle de classe !!!! J’exagère un peu, pas tant que ça !

Pour l’école secondaire le choix était 30 km et pension, ou 8 km et trajets à vélo, mes parents préféraient les 30 km car je pouvais être chez ma tante et mon parrain à 150 m du Collège de Cusset, à mon époque 1957/1958 on parlait déjà de la construction de Presle mais c’est arrivé après, 1964 , bon déroulement de la 6 ème, par contre le premier trimestre de la 5 ème me désespère, entre le prof de Français qui nous laissait à l’abandon (voici son discours le jour de rentrée : je suis votre professeur de Français, je fais mon cours, je ne veux pas être dérangé, vous faite ce que vous voulez, math, histoire, géographie, dessin etc l’essentiel est de ne pas faire de bruit afin que je m’entende parler ! ) La prof de math, que j’appréciais en 6 ème, très compétente, a des problèmes familiaux, c’était décousu , j’étais écœuré, donc j’ai demandé à mes parents de faire le nécessaire pour aller à Varennes/allier réputé sérieuse, une certaine discipline y régnait mais aussi de la bienveillance ; l’inconvénient faire le trajet à vélo ma mère ne désirant pas que j’utilise mon cyclomoteur avec lequel je roulais tous les jours depuis plusieurs année ! l’été suivant j’ai vendu mon vélo ½ course à contre cœur, je l’avais monté avec des pièces que mon père avait en stock (en particulier des rayons noirs qu’il avait d’avant guerre, c’était joli) , pour être certain de prendre mon cyclo à la rentrée . 1 ou 2 ans passe et le département installe les cars, vu les horaires j’ai continué avec le 50, l’hiver arrive, premier matin de neige, ma mère m’oblige à attendre le car, 9h1/4 il n’était pas passé, je vois mon père qui me fait signe en tenant sa canne comme un guidon, trop heureux je cours, m’équipe et en route avec le cyclo, 9h30 en classe, on était pas nombreux, le car est arrivé 1h1/2, plus tard je ne l’ai plus jamais repris .

J’ai quitté l’école aux vacances 62, je venais de faire une année de préparation pour l’école normale mais j’ai eu l’impression que mon père désirait que je reste avec lui . Depuis l’âge de dix ans le paternel m’avait dit : tes devoirs fait, à partir de maintenant tu prends ta combinaison et à l’atelier, j’étais content, en secondaire je les faisais souvent à partir de 21h30/22heures j’étais plus tranquille.

Il faut aussi repenser aux horaires de travail à ces époques, il y avait une grande élasticité, souvent officiellement 9 h mais 10,11 heures étaient monnaie courante, un seul jour de congé hebdomadaire aussi, 3 semaines pour les congés annuels en 1956, 4 semaines en 1969 et 5 en 1982 . Nous on ne fermait presque jamais ! Les années 50 ouvert le dimanche matin, souvent jusqu’à 15/16 heures, années 60 le dimanche entier et nous avons fermé le lundi à partir de 1975 ; sauf 10 à 15 dimanches par an pour les expositions.

Mon épouse habitait à 3 km environ de son village, trajet en partie à pieds car il y avait une descente assez rude qui lui était interdite avec le vélo, et trop raide le soir au retour ; à cette époque les parents ne conduisait pas leurs enfants en auto jusqu’au pied de la table dans la salle de classe !!!!

Étonnamment ce sont ces gens qui ont eu cette vie somme toute difficile qui font nos centenaires aujourd’hui ! Des personnes nées aux alentours de 1930 . Il était donc logique que dans les années 60/70 on rêve d’une maison confortable avec chauffage salle de bain toilettes par contre il est scandaleux qu’aujourd’hui tous ne peuvent pas trouver de quoi se loger correctement.

vendredi 19 octobre 2018

1963-1er COURSE A CHARADE .

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Elevé au milieu des motos et assistant à quelques courses de mon père je ne pouvais qu'en rêver mais ce n'était pas aussi simple et je m'en suis vite rendu compte mes parents ne le désiraient pas, mon père expliquait à tous que la course était moins dangereuse que rouler vite sur route ouverte mais ça c'était pour les autres !!!!

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1963 Le moto club d’Auvergne désirait développer les courses de 50 cm3, il fallait des pilotes, déjà 2 jeunes de Clermont Ferrand avaient décidé de courir, André Fargeix et Patrick Dépailler, les amis de mon père en étant les dirigeants on imaginé que je pourrai le faire aussi, invitation à déjeuner dans un bon restaurant auvergnat, discussions, retour à la maison ? Naturellement je ne rêvais que de ça. Dimanche suivant rebelote ! Le soir c’est OK , d’autant plus que mon 50 cm3 Paloma Super Flash de base 1962 avait bénéficié début 1963 du nouveau cadre avec les fixations supérieures d'amortisseurs plus longue, la nouvelle fourche à ressorts apparents possédant un arceau auquel j'avais rajouté deux colliers la renforçant encore; elle était déjà bien préparé car pendant l'hiver nous avions travaillé sur le moteur pendant un mois et demi mon père et moi, je rentrais de l'école avec une vieux cyclo, je cassais la croute, les devoirs et au boulot sur le 50, il était équipé d’un sélecteur de vitesses au pieds en place de la poignée tournante, celui-ci provenait de ces kit (marque VITEX)adaptable sur les anciennes moto, que nous avions adapté. La décision d’aller faire un essai le dimanche suivant sur le circuit était prise ; nous voulions savoir les adaptations nécessaires pour rendre le 50 compétitif. Dimanche suivant, la Paloma attachée dans la Vieille Citroën 11 U 1936 notre seul auto!!!! Photo trouvée sur le net

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Direction le circuit de CHARADE, 8 km, 52 virages, habituellement c’est une route ouverte mais qui a bénéficié d’un revêtement exceptionnel pour l’époque. Cette après-midi nous a permis de déterminer le démultiplication en effet ne disposant que de 3 vitesses il était clair que la première serait utilisé pour démarrer, la seconde dans les côtes et la troisième en descente, ensuite nous avons décidé de lui trouver des CV supplémentaires, il faut aussi penser qu’elle me servait pour aller à l’école tous les jours, elle avait déjà 12000 km ! Tout d’abord séance de chronométrage pour savoir ou nous en étions, confirmation des bonnes performances que j’avais constatées, environ 107/108 km/h chrono Démontage du moteur celui-ci étant déjà bien préparé, en effet j’avais été à l’école pendant 1 mois ½ avec un vieux cyclo et le soir après les devoirs, le jeudi, le week end je travaillais sur le moteur, travail des carters, polissage équilibrage bielle villo. J’ai eu l’occasion d’essayer mon villo sur un moteur normal, surprenant la différence !!! Le refroidissement par air forcé conservé nous avions supprimé une ailette sur 2 au rotor et surprise le souffle était plus puissant !!! On va se contenter de retravailler encore le cylindre et moins 3mm à la culasse pour modifier la chambre de combustion, taux de compression 14/1. L’allègement a été réalisé par la pose de 2 garde-boue en alu, de jantes plus fines équipées de pneus 23x200 plus fin ayant moins de résistances, roulements de roues très libres et lubrification par de l’huile, suppression des joints, j’avais déjà monté 2 moyeux plus grands de 130 mm au lieu des 110 mm d'origines. L’échappement déjà réalisé était doté d’un papillon de carburateur d’auto à sa sortie commandé par une manette genre réglage avance de façon à modifier la contre pression suivant le profil de la route ( j’avais déjà testé cette idée sur mes 50 à courroie mais avec une tôle fine dont je réglait la dureté avec l’appui d’un ressort, amélioration à bas régime) Reste le choix du carbu, on avait passé le conduit d’admission à 22mm (à l’époque tous estimait que 19 était le maxi) désirant remplacer le Dell Orto UA19S à trompette d’origine, mais le compte en banque ne nous permettant pas l’achat d’un « racing » et connaissant bien les Tillotson de tronçonneuse nous avons décidé de tenter l’expérience, il s’adaptait directement sur le cylindre, nous avons décidé de le cacher par 2 caches en mousse faisant office de filtre et tranquilisateur. J'avais fait un petit tête de fourche en partant de la petite carène d'origine retournée 2 feuilles de dural pour prolonger et maintenir le pare-brise .

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Avant le départ j’ai surpris quelqu’un avec une caméra essayant de les soulever pour filmer !!!! je lui demande ce qu’il fait et il me dit : pourquoi le carbu est caché ! je lui répond : « c’est un filtre », « hum c’est bien qu’il y a quelque chose à cacher ! » Compte tenu des remarques faites sur le circuit il nous fallait un pignon de sortie de boite plus grand, 15 dents, il n’existait pas, M. Michaud de Puteaux avec lequel nous travaillons pour des réalésage nous a demandé la fourniture d’un pignon de 15 dents, d’un origine mort et avec les deux il en a réalisé un. Toute cette préparation c’est échelonnée sur 3 semaines, à cette époque nous n’avions pas de mini meuleuses, tout était fait à la main ; La remise en route c’est effectuée début d’après-midi le vendredi veille de la course, il a déjà fallu « habituer » le moteur au carbu, ensuite je suis parti sur la route pour faire un rodage rapide nous avions monté des segments neufs . N’ayant pas de compte tours, j’ai calculé le régime moteur maxi, je trouve14800 tours , je n’y croyait pas ! J’ai pu le vérifier quelques années plus tard quand j’ai acheté un compte tour d’atelier. Je dépassais les 120 chrono, d’ailleurs par la suite je roulais sur la route avec et je m’amusait quand je doublais les Dauphines et autres autos !

Les performances étaient au rendez-vous, mais le pignon de sortie de boite n’était pas arrivé, le facteur (client cyclomoteur) a fait son possible pour qu’à la première heure le samedi matin nous ayons le colis, le monter, charger le 50 dans la vieille Citroën, plein pot jusqu'à Charade, pas le temps de réfléchir descendre le 50 et pendant que je m’habille mon père le fait chauffer et je vais faire les essais, tout à ma joie j’oublie qu’ils sont chronométrés, à chaque tour je ralenti pour dire à mon père : c’est formidable ,il marche du tonnerre, je les double tous !!! plus de 140 dans la descente ! Fin des essais et là j’apprends que j’avais fait le 7 ème temps en ne faisant pas un tour complet à fond !!!! L’après-midi juste avant de partir on apprend qu’un pilote, HERRANTZ, c’était tué mais pas le temps de réfléchir il faut rejoindre la ligne de départ. Le seul ennui du manque de temps dans la préparation se situait au moment de la mise en route ou je ne pouvais pas accélérer de suite, il fallait que j’attende quelques secondes c’était d’autant plus préjudiciable que le départ , à cette époque, ce faisait moteur arrêté. Je n’ai pas réagis assez vite au baisser du drapeau, le temps que le moteur monte en régime ils étaient tous devant, j’ai effectué un véritable slalom dans la côte qui mène à Manson pour doubler au moins 15 concurrents, ensuite quelques autres et je crois reconnaître plus loin 2 des « cadors » de la catégorie Dayan sur Ducson et Vigreux sur Kreidler, je les ai remontés et doublé, ensuite il y avait Lambert et son Itom j’ai perdu un peu de temps la bougie s’encrassant dans la descente (j’utilisais les Bosh racing du 125 Gnôme de mon père un peu froide) mais c’est reparti, et puis il me semait un peu dans le faux plat avantagé par sa boite 4 vitesses (3 pour moi) j’aurai pu faire le forcing pour le passer mais je ne savais pas où j’en étais (je ne croyais pas être aussi bien placé !) et je repensais à ce que m’avait dit ma mère avant de partir, elle était au lit avec une "crise de foie"( c’est le terme habituel à l’époque, en vérité il a fallu l’ablation de la vésicule) : « surtout fait attention et va pas trop vite » !!!!! 5 tours soit 40 km je trouvais ça beaucoup trop court. J’ai connu ma place après l’arrivée avec des déceptions, 5ème avec une machine correspondant à la catégorie sport proche de l’origine, avec un meilleur départ et en connaissant ma place j’aurai fait l’effort d’en gagner une ou 2 encore. Le lendemain matin nous discutions au restaurant du circuit avec les autres du MCA (Fargeix, Dépailler 1er et 2 ème) ils étaient étonnés des performances de la Paloma ! Ils m’assuraient qu’aux essais ils n’arrivaient pas à me suivre !!!! Pourtant habitant sur place ils roulaient sur le circuit tous les jours

Le Départ

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